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  • Sai-au-soi | Multimédia et Spiritualité | Swami Ajay

    DE SAI AU SOI - 1998 ACHETER LE LIVRE < >

  • Photos 2000 à 2004 | Multimédia et Spiritualité | Swami Ajay

    PHOTOS DE 2000 - 2001 - 2002 - 2003 - 2004 2005 > < 1990s YAGYA EN ARDÈCHE 2004 PREMIERS YAGYAS AU PORTUGAL janvier et février 2000 PREMIERS YAGYAS EN FRANCE 2001, 2002, 2003 YAGYAS AU PORTUGAL 2002, 2003 R E T O U R

  • Chronologie de sa vie | Multimédia et Spiritualité | Swami Ajay

    En 2001, il part pour la France et y effectue un grand Yagya de 7 jours dans le sud. Il y retourne ensuite chaque année et fait différents types de Yagyas en France et au Portugal, deux à trois fois par an. Swami Ajay effectue aussi des Yagyas en Belgique dès 2009, notamment à ‘Radhadesh’ dans les Ardennes belges (un château de la communauté des ISCKON). Le dernier Yagya en Belgique aura lieu en 2012. Sa présence en Europe est très appréciée par les fidèles, qui vivent l’expérience d’une véritable retraite spirituelle dans leur propre pays à chaque événement organisé. Ils apprennent à effectuer des rituels dévotionnels, écoutent les satsangs, reçoivent l'enseignement et participent aux offrandes. ​ 2001 2009 En 2005, Swami Ajay fait l'acquisition d'un grand terrain près de la mer sur lequel il rêve de construire un Ashram pour les générations futures. Entre temps, il deviendra papa d'une petite fille (en 2006) et agrandit un peu plus tard l'infrastructure du Bhajan Hall (2010). Il fait construire une Villa à quelques mètres du Bhajan Hall pour que des groupes d'étrangers puissent venir et rester sur place plusieurs semaines. Chaque année, Swami Ajay part à la Réunion (Saint Pierre) et à Rodrigues (Port Mathurin) où des centres Sai ont été établis à son initiative. Il y effectue plusieurs Yagyas de 3 jours, visite les hôpitaux, les maisons, les orphelinats – et essaye d’aider l’humanité grâce à l’enseignement inclusif de Bhagawan Shri Sathya Sai Baba, basé sur les valeurs humaines et la tolérance. Il ne renonce devant aucune difficulté et cherche à résoudre les problèmes auxquels il est confronté. Dans les années 2010, il introduit un Yantra dans le volcan La Fournaise, à l’île de la Réunion, pour modifier la trajectoire de la lave et épargner les villages voisins. ​ 2010 CLIQUER POUR AGRANDIR Ainsi, sur une période de 21 ans, Swami Ajay effectue plus de 800 Yagyas dans 8 pays différents. Il couvre les dévots de soin, d’amour et d’enseignement, quelle que soit leur croyance, leur âge, leur ethnie ; s’épuisant inlassablement à la tâche. Son unique but est de contribuer à la Paix dans le monde et à l’épanouissement de la dévotion dans les cœurs, à l’aide d’outils comme la parole, le chant, la musique, les rituels et l’exemple silencieux. Jour après jour, la mission de Swami Ajay se développe… Résumé chronologique (son histoire : période de 1969 aux années 2020) R E T O U R Ajay Rampoortab naît le mercredi 15 janvier 1969 à Port-Louis, capitale de l’île Maurice. Il est issu d’une famille de notaires et d'avocats d'un côté et de brahmanes (nord de l'Inde) de l'autre. Mais alors qu’Ajay est âgé de seulement 4 ans, son père décède. La maman et ses trois enfants se retrouvent démunis ; ils se retrouvent sauvagement expulsés et partent vivre sur la plage jusqu'à ce que les enfants soient placés dans des familles d’accueil. Ajay part chez sa grande sœur et y restera jusqu’à ses 19 ans, allant peu à l’école et travaillant très dur dans les champs de canne à sucre de son beau-frère. Il réussit tout de même à terminer son éducation et après sa majorité, il part vivre chez sa tante à Rivière du Rempart. Il commence alors à travailler en tant qu'assistant de justice (clerc d'avoué) en 1989, avec son grand-frère qui est avocat – et travaille à côté comme assistant du prêtre dans les temples de Shiva. En 1991, le jeune garçon tombe soudainement malade. Il est pris de douleurs insupportables à l’estomac. Ce mal inexpliqué l’empêche de vivre normalement... Les médecins lui diagnostiquent un ulcère sans que rien ne soit visible à la radio. Il est obligé de rester allongé, il crache du sang constamment. Il se fera opérer plusieurs fois et restera alité pendant un an et demi. On lui annonce 7 jours restants à vivre... et dans son désespoir, le jeune garçon tente de mettre fin à sa vie. Mais les médicaments, pourtant avalés en grande quantité, restent sans effets sur son corps. ​ Alors qu’il attend désespérément la mort, il rencontre Shirdi Sai Baba par l'intermédiaire de sa tante qui l'emmène à Cure Pipe dans le tout premier temple de Sai Baba construit à Maurice. Le prêtre l’accueille et le rassure par sa bénédiction : « tu guériras ». Il lui donne une statuette de Shirdi Baba ainsi que de la Vibhuti (cendre sacrée). ​ Le jeune Ajay place alors toute sa Foi en Shirdi Baba. Il boit de l’eau mélangée à la Vibhuti tous les jours, l’applique sur son front et l'utilise en cataplasme sur sa plaie qui se met à guérir rapidement, jour après jour. Le jeune homme commence à prier quotidiennement... il développe sa Foi en même temps que sa dévotion et parle à la statue de Baba, qui devient son ami et son confident. Il développe une relation très proche avec Shirdi Baba et ressent une profonde gratitude envers Celui qui l’a sauvé. ​ Un an et demi plus tard, Ajay est définitivement guéri ! ​ Plus de douleurs, plus d'inquiétudes... le coeur rempli de reconnaissance, il retourne travailler au cabinet où travaille son frère. Il se rend compte qu'avec sa maladie, toutes ses peurs, ses angoisses et toutes ses lacunes professionnelles ont disparu. Ajay commence à parler de Dieu autour de lui... ​ ​ Courant 1993, le jeune homme rénove un vieux garage près de chez sa tante et en fait une petite maison, où il installe sa chambre personnelle et sa chambre de prière (Puja Room). Il vit sa vie, suit la routine du quotidien… mais commence soudainement à s’ennuyer sans comprendre pourquoi. Il ressent une grande fatigue qui l’envahit par moments. C’est un garçon assez réservé, qui sort assez peu et ne fréquente que quelques amis. ​ En novembre, un de ses collègues exprime une forte intolérance religieuse à propos de Shirdi Baba, lorsqu’il lui raconte son histoire : il affirme que « seul Krishna, est le Suprême ». Le jeune Ajay se sent triste... car de son côté, il est très ouvert et accepte que Dieu prenne plusieurs formes dont celle de Krishna ! il ne comprend pas le point de vue de son ami qui rabaisse les croyances des autres pour la sienne. Ajay prie... Il demande à Shirdi Baba de lui montrer sa présence. Il est confus : d’un côté, il aime Shirdi Baba. De l’autre, il ne sait pas qui il est. ​ Une dernière altercation décisive avec ce collègue intensifie ses prières. Son ami le provoque, ce qui l’amène à demander un signe à Shirdi Baba, le soir venu. Il sait que Shirdi Baba l’a sauvé et ne veut savoir qu’une chose : « est-ce que vous êtes Dieu ? Pas pour tout le monde, Baba, juste pour moi ? Je vous aime, je veux ressentir que vous êtes toujours avec moi. » Il obtient plus qu'une simple réponse : le 23 novembre 1993, Shirdi Sai Baba se manifeste par une coulée d'Amrita (miel divin et sacré) sur la petite statue. De nombreux dévots viennent chanter les Bhajans chez lui et reviendront chaque jour pendant une semaine admirer le divin phénomène. ​ La révélation intérieure commence. Après huit jours, sa famille organise le premier Nagarsankirtan & Suprabhatam à Maurice : nous sommes maintenant début décembre 1993 . Tout est prêt. Mais la nuit précédant les grandes prières, quelque chose d'inattendu se passe... Ajay s'endort et sent quelque chose de chaud qui coule de ses oreilles, de sa tête, de sa bouche. Effrayé, il se regarde dans le miroir et réalise que du miel coule de son corps!! Il court voir sa tatie qui ne comprend pas ce qui se passe. Elle lui dit d'aller prendre un bain et le couvre d'un châle orange... il retourne dans sa chambre et récite le nom « Om Sai Ram ». ​ Soudain, il voit Sathya Sai Baba physiquement devant lui, qui semble parler. ​ C’est la première fois qu’il Le voit. Cet événement le transforme complètement : il entre dans une autre dimension et se plonge maintenant dans des méditations profondes, où le temps semble s’arrêter. ​ Après quelques temps, il arrête de travailler au cabinet. Il ne peut plus porter de vêtements classiques, qui collent à sa peau et lui créent des brûlures intenses. Il se couvre uniquement d’un châle et d’un dhoti. Le jeune Ajay, âgé d’à peine 24 ans, rêve d'autre chose. Il ne se sent plus concerné par sa vie d'avant, il ne veut pas sortir, il n’a plus vraiment de désirs... C’est alors qu’il commence à recevoir des directives sur ce qu'il doit faire en méditation. Les manifestations continuent aussi sur son corps et sur les photos, particulièrement le jeudi, jour du Guru. Les fidèles continuent à affluer dans la demeure de Swami Ajay – qui se transforme par la force des choses en un petit Bhajan Hall, une salle de chants et de prières collectives. Les murs sont couverts de photos qui déversent poudres, miel et cendres sacrées manifestées. ​ Sa mission commence en janvier 1994, lorsqu'il part pour la première fois à Rodrigues pour une semaine. Un centre Sai y sera établi plus tard, à Port-Mathurin. La même année, le jeune homme commence à organiser de petits Yagyas , seul... puis, après un an de pratique, il commence les grands Yagyas avec des prêtres à Maurice. ​ Swami Ajay part pour la première fois en Inde, à Prashanti Nilayam, en février 1994. Le jeune homme matérialise plusieurs lingams en Inde pendant Mahashivarathri pour la première fois. Ce pèlerinage, plein de surprises et de difficultés, ne se passe pas comme prévu. Le groupe composé de 22 personnes n’a pas suivi les directives données par Shri Sathya Sai Baba, ignorant ses conseils et ses demandes concernant l’organisation du voyage et le nombre de personnes qui devait se restreindre à trois pour accompagner le jeune Ajay. Les conséquences ne se font pas attendre : Swami les ignore pendant le Darshan, ce qui crée des conflits entre les membres qui rejettent toute la faute sur Ajay. Après de nombreuses accusations et de violentes critiques, il rentre à Maurice. Plus personne ne le croit et ses proches l'accusent sans cesse de mentir : il part vivre sur la plage pendant 45 jours avec le seul soutien de quelques dévots qui lui apportent une tente, à manger, de quoi survivre... puis, après cet interminable exil, Dieu met fin à sa souffrance. Un jeudi, il rentre chez lui et se dirige vers la Puja Room : il y trouve une grosse somme d'argent emballée dans un paquet, aux pieds du siège de Swami. Il peut enfin repartir en Inde pour le second Ashram de Sathya Sai, Brindavan, à l'époque de Navaratri 1994. Swami Ajay y rencontre alors des européens avec qui il tisse des liens profonds qui se révéleront utiles... ​ Pendant ce voyage, il sera transformé à tout jamais : il donne une lettre à Bhagawan Sri Sathya Sai Baba en main propre, lui demandant la permission de construire un Bhajan Hall à Maurice et lui offrant sa vie toute entière. Il reçoit pour ce projet la somme d'argent nécessaire à la construction, qui apparaît dans sa chambre. Puis, les plans du bâtiment ainsi que le modèle de ses nouveaux vêtements et du parfum sacré – directement des mains de Bhagawan Sri Sathya Sai Baba pendant le Darshan. Ses nouveaux amis français le nomment "Swami Ajay". ​ Il commence alors son travail de maître : il restera trois mois en Inde, se transformera profondément et commencera la construction du Bhajan Hall en rentrant (dès mars 1995). La construction durera neuf mois. ​Il retourne ensuite en Inde pour la 3e et 4e fois courant 1995, dans le but de résoudre les problèmes liés à la construction... et y apprend beaucoup sur les Yagyas en même temps. Il décide d'effectuer un grand Mahakali Yagya pour que les accidents de voiture, qui affligent la population Mauricienne, cessent. ​ La vie de Swami Ajay témoigne d'une leçon importante : la prière n'est pas faite pour donner une vie sans obstacles. Au contraire, la prière est faite pour inculquer la force de les surmonter. Son exemple montre jour après jour que même lorsque Dieu est présent, des soucis et des problèmes peuvent se manifester. Mais cela ne veut pas dire que Dieu n'est pas là, au contraire : le divin teste la résistance des aspirants. Il les soumet aux examens de la vie et les aide à tout surmonter. Il laisse chacun accomplir son destin, mais Il reste toujours établi dans le coeur. Dieu laisse chacun mener sa vie humaine avec libre-arbitre et intelligence comme gouvernail. Il accompagne constamment les âmes qui se sont abandonnées à Lui... elles ressentent Sa présence et savent que tout ce qui arrive est Sa volonté. Mais avant de devenir un dévot de Sai, il faut travailler beaucoup en soi-même pour devenir un bon humain avec la pureté dans les pensées, dans les paroles et dans les actions. Seules les personnes qui mettent en pratique l'enseignement et recherchent la grâce de Dieu au quotidien peuvent prétendre au titre de disciple ou dévot de Sai Baba. Comme le dit souvent Swami Ajay, « il faut pleurer beaucoup et être maltraité pour arriver aux pieds de Swami. On n'a pas mérité le nom de Saidas en un seul jour : on a donné notre vie pour ça et on donne chaque jour, sans attendre en retour. » Le Bhajan Hall est finalement inauguré en avril 1996. ​ De nombreux dévots venus de l’étranger assistent à l'inauguration pendant laquelle de divines manifestations se déroulent : coulées d’Amrita, matérialisation de Lingam... Swami Ajay commence officiellement les activités avec la communauté Sai et les villageois. Il donne des cours aux enfants de Bal Vikas et organise de nombreuses activités spirituelles ainsi que du counseling... Puis en 1997, il se marie avec une jeune femme très dévouée qu’il connaît du groupe de Bhajans. Ils tombent amoureux l’un de l’autre et décident de se marier après avoir reçu des signes favorables. Son mariage avec l’amène dans une nouvelle étape de sa vie où il doit apprendre à concilier la vie de famille et la vie spirituelle. ​ Sa mission internationale commence à ce moment précis : il part pour l'Europe avec son beau-père et son épouse pour organiser des Yagyas en Angleterre. ​ ​Swami Ajay fut intensément préparé avant de commencer son travail : pendant ses voyages en Inde, il effectue des méditations de 5 à 45 jours sans interruption - et cela plusieurs fois. Il médite à sa façon en visualisant son Seigneur. Puis il perd la notion du temps et qu'il plonge dans un ‘sommeil’ profond. Lorsqu'il se réveille, il se retrouve couvert de manifestations en tout genre et rechargé d'une énergie d'un autre monde. ​ 1997 - 98 C'est donc en Angleterre que la mission Européenne de Swami Ajay débute. Il y effectue 11 Yagyas officiés par des prêtres puis y retourne une seconde fois en 1998 et apprend à officier lui-même. Il observe beaucoup, rencontre de très grandes âmes dont le Dr. Upadhyay et continue en même temps son travail à Maurice. On compte plus d’une centaine de Yagnas effectués à Londres entre 1997 et 2011 ! Par la suite, il y retourne plutôt pour des prières individuelles, sur invitation de ses proches. ​ En 1998, Swami Ajay organise le premier Yagya de 7 jours à Maurice, officié par des prêtres spécialisés. Il devient petit à petit un maître spirituel sincère en qui on peut avoir confiance : un Guru. Les fidèles lui demandent régulièrement conseil pour leur vie quotidienne comme pour leur pratique spirituelle, et participent à la vie du Bhajan Hall. ​ 1998 Un couple de français écrit un livre en 1998 sur l'expérience qu'ils ont vécue auprès de Sri Sathya Sai Baba en Inde et auprès de Swami Ajay à l'île Maurice. Ils y racontent le début de sa vie et de sa mission. Ils publieront plus tard trois autres livres (PRASADAM) regroupant les discours de Swami Ajay aux Yagyas (2014, 2015, 2016, 2017) et réaliseront un DVD documentaire en 2015. De plus en plus d'aspirants spirituels viennent assister aux Yagyas et la mission de Swami Ajay prend chaque jour un peu plus d'ampleur... En Europe comme à Maurice, il gagne progressivement en popularité grâce à la qualité de son travail, à la transformation qu’il engendre sur son entourage et surtout grâce à son intégrité exceptionnelle. ​ En 2011, Bhagawan Sri Sathya Sai Baba quitte son enveloppe physique : c'est le Mahasamadhi. Il laisse un héritage des plus précieux derrière lui, pour le monde entier : son enseignement universel . Le Mahasamadhi fut une période extrêmement difficile pour tous les dévots. Bien que la vraie forme de Swami soit l’Amour, la dévotion du disciple est intensément liée à la forme magnifique de son maître… On ne peut qu’essayer d’imaginer combien ce fut difficile pour Swami Ajay de continuer son travail et son devoir après une telle épreuve. Pourtant, à partir de 2011, sa mission s'accélère : il prépare la venue prochaine du troisième Avatar Prema Sai Baba. Les activités en Europe évoluent en même temps que la mission à Maurice... ​ Après avoir effectué tant de Yagyas en Angleterre, au Portugal, en France et en Belgique, Swami Ajay souhaite se consacrer un peu plus à l'enseignement, à l'écoute, au conseil et à la formation des aspirants spirituels. Il souhaite propager l'enseignement universel de la Spiritualité et le rendre accessible aux européens. Car ce qui manque en Europe, c'est l'amour et le désintéressement. ​ En 2013, la première tournée européenne est organisée par un couple de français qui créera plus tard l'association Shri Swami Ajay . La tournée commence officiellement avec trois dates en France et une date en Belgique. Ce nouveau type de rencontres incorpore des conférences spirituelles, des sessions de question-réponse, des rituels sacrés comme les Abishekam et des séances de chant dévotionnel. Swami Ajay développe également l'utilisation d'objets chargés en énergie divine : les Yantras, les graines de Rudrakshas, les Lingams... il en distribue et en matérialise beaucoup. Par ce moyen, Swamiji renforce grandement les énergies des pays où il voyage et y installe une forte présence spirituelle. Plusieurs groupes en France s'organisent et le font venir les années suivantes : en 2019, la Tournée comporte neuf dates dans trois pays différents (France, Belgique et Portugal). ​ Deux autres "mini-tournées" ont lieu chaque année à l'île de la Réunion et à Rodrigues, avec des rencontres du même type. Un Ashram se construit en France en 2017 et plusieurs centres Sai fleurissent en Europe. Le second Ashram à l’île Maurice, nommé "Karuna", ouvre ses portes au public en 2019 lors d'une spectaculaire inauguration. CLIQUER ICI pour en savoir plus sur les activités. ​ 2000 En 2000, Swamiji pose le pied au Portugal pour la première fois. Il commence par un Yagya de 3 jours à Sintra puis se rend à Monchique pour un Yagya de 7 jours dans un centre de retraite spirituelle appelé "Karuna". ​ CLIQUER SUR L'ICONE POUR TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT PDF CLIQUER POUR télécharger le PDF ENFANCE 1969 - 1990's SA MALADIE 1989 - 1993 MIRACLES année 1993 LES DÉBUTS années 1994 - 95 LE BHAJAN HALL 1996 - 2000 MISSION depuis 1997 POUR LIRE LES ARTICLES COMPLETS DE LA BIOGRAPHIE, CLIQUEZ SUR UN CHAPITRE.

  • Galerie photos 2022 | Multimédia et Enseignement | Swami Ajay

    PHOTOS DE L'ANNÉE 2022 < 2021 2023 > SHIVA SAHASTRANAM MAHAYAGNAM 9 jours - novembre VIDÉOS EN DIRECT MAHASHIVARATRI février - mars ENTRETIENS ET OFFRANDES - FRANCE du 7 au 14 mars YAGYA EN CREUSE - CENTRE DE LA FRANCE du 25 au 30 avril RAMA NAVAMI ET HANUMAN JYANTI mois d'avril VIDÉOS EN DIRECT GURU PAD POOJA - GURU POORNIMA 9 juillet VIDÉOS EN DIRECT BLOOD DONATION - DON DU SANG mois de juin VIDÉOS EN DIRECT YAGYA EN BELGIQUE du 16 au 18 juillet TOURNÉE EUROPÉENNE du 13 au 31 juillet KRISHNA JANMASHTAMI le jeudi 18 août VIDÉOS EN DIRECT GANESH CHATURTHI du 28 août au 1er septembre VIDÉOS EN DIRECT RUDRA YAGYA EN FRANCE - CREUSE du 7 au 11 septembre GOVINDA PUJA - PARIS le 17 septembre NAVARATRI - ÎLE MAURICE du 26 septembre au 4 octobre VIDÉOS EN DIRECT LAKSHMI DEEP PUJA & SAI JYANTI - MAURICE 15 octobre & 23 novembre VIDÉOS EN DIRECT SHIVA SAHASTRANAM MAHAYAGNAM signifie "un Maha Yagna célébré en l'honneur des 1008 noms de Shiva" et a pour but la Paix et le bien-être du monde entier, pour calmer le chaos des derniers temps. Le Sai Trinity Seva Trust à l'île Maurice organisa un Mahayagna de 9 jours (cérémonie autour du feu sacré où le Kund, le foyer, est creusé à même la terre) du 5 au 13 novembre 2022. Il fut conduit par Shri Swami Ajay Ji, accompagné de ses proches. Cette vidéo compile différentes sources pour essayer de documenter les cérémonies qui ont eu lieu et retranscrit les idées, les visions qui ont motivé le gigantesque et monumental travail d'équipe que cela leur demanda.

  • Son travail | Multimédia et Spiritualité | Swami Ajay

    SON TRAVAIL La mission de Swami Ajay est très vaste et se développe en permanence. Dans cette rubrique, vous retrouverez une présentation des Ashrams construits à son initiative et des témoignages d'expériences à ses côtés, puis quatre facettes de sa mission permettant de mieux comprendre son travail actuel. Les six articles sont organisés de façon à être lus à la suite, bien qu'ils puissent être lus individuellement, et sont disponibles en version PDF (en bas de pages). Les ouvrages littéraires et les livres complets se trouvent dans la médiathèque du site, ici . ​ L'objectif de Swami Ajay est de partager une spiritualité simple, universelle, accessible à tous et adaptée à notre époque. Le message qu'il transmet n'est pas limité à une religion ou à une communauté : il partage un enseignement "de base" pouvant être appliqué à tout âge, pour toute croyance ou tradition. Celui-ci est surtout basé sur la connaissance de soi-même, la dévotion et la sincérité - qui sont les fils d'or de la spiritualité. Ce message est propagé dans le but de se sentir plus libre, plus léger, plus conscient du monde qui nous entoure pour ensuite pouvoir aider les autres et transmettre la lumière que la spiritualité révèle en soi. ​ Swami Ajay donne des satsangs (conférences) dans de nombreux pays où il organise aussi des rencontres et des rituels d'offrande par le feu appelés 'Yagyas', chaque année. Trois ashrams principaux créés à son initiative existent actuellement : vous pouvez découvrir les infrastructures ainsi que les célébrations et activités qui s'y déroulent tout au long de l'année dans les catégories respectives ci-dessous. Cliquer sur la frise chronologique redirige vers le résumé de son histoire et de son travail. QUI EST SWAMI AJAY ? LES ASHRAMS dans le monde PRESSE & TÉMOIGNAGES à partir de 1993 CÉLÉBRATIONS & RELIGION au Bhajan Hall et dans le monde RITUELS DÉVOTIONNELS Abishekam, Pujas, Kalash LES YAGYAS Guide de compréhension SYMBOLIQUES manifestations divines, miracles les Ashrams Presse et témoignages Célébrations Les rituels Matérialisations Yagyas ACCÈS DIRECT AUX ARTICLES PDF « On peut acheter les ingrédients pour les rituels au supermarché, mais on ne peut pas acheter la Grâce. On peut investir beaucoup d’argent dans des actions, mais l'amour ne se marchande pas. On peut acheter beaucoup de photos du Seigneur, mais on ne peut pas acheter son Darshan. On peut allumer beaucoup de bougies… ça ne veut pas dire que la lumière de notre cœur éclaire. C’est ça qu’il faut travailler. » - Swami Ajay

  • Son Histoire (épisode 5) | Multimédia et Spiritualité | Swami Ajay

    Swamiji : « J’ai pris l’avion, je suis arrivé à Bengalore pour trouver un taxi vers Puttaparthi. Mais le chauffeur m’a dit que Swami était à Whitefield, que je devais aller à Whitefield. Donc, je suis allé à Whitefield… mais je n’ai pas pris de taxi pour économiser l’argent, j’ai pris un scooter. Deux filles sont venues avec moi. Je n’avais pas l’idée de revenir à Maurice car je savais qu’en 45 jours, il était impossible de trouver un emplacement pour faire les Bhajans. ​ Nous avons vraiment un esprit de singe, qui part dans tous les sens ! Avant de rentrer dans l’ashram, je regardais toutes les photos de Swami, alors que j’avais des problèmes par-dessus la tête. Je venais pour demander de l’aide à Swami, mais je demandais au chauffeur de s’arrêter et je me renseignais sur le prix des grandes photos de Baba, elles coûtaient 1.500 roupies pièce. J’aurais voulu en prendre plusieurs pour le Bhajan Hall mais c’était trop cher. Comme je n’avais pas assez d’argent, je me contentais de les réserver… Je regarde toutes les photos de Swami et je commence à marchander. « C’est combien ? Deux pour moi. Gardez, réservez. L’autre, c’est combien ? trois, pour moi. Réservez. Et ça, c’est combien ? quatre. » - chez tous les marchands, j’ai réservé des photos, sans savoir : qu’est-ce qui va se passer avec moi ? – Nous avons rejoint nos chambres vers 14h30. Après, dans l’ashram, une personne m’appelle et me fait asseoir. Elle prend mon passeport. Je me demande : « Mais pourquoi il lui faut mon passeport ? » Et la personne dit : « Et voilà votre chambre, Partez ! » - J’ai eu la chambre B14. Cette chambre était occupée par trois autres personnes comme moi : un Australien, un Malaisien et un Fidjien. Les filles étaient dans une autre chambre. J’ai écrit une lettre… et puis j’ai assisté immédiatement au darshan de Baba et me suis assis dans la ligne qui rentrait la première. Il paraît que pendant la journée, Baba ne donne pas de darshan à Whitefield. Il ne marche pas devant les gens et ne vient que pour les bhajans. Mais exceptionnellement, Baba est venu. Cela signifiait pour moi, dans mon cœur, que Swami acceptait mon retour. Je me suis dit que j’aurais dû apporter les lettres des gens avec moi, car je ne savais pas si Baba me donnerait une autre occasion… » L E B H A J A N H A L L 1996 ALLER SUR LA PAGE DÉDIÉE AU BHAJAN HALL Swami Ajay part alors en Inde pour la seconde fois, du 19 septembre au 25 octobre, avec à nouveau un visa de trois mois. Cette fois-ci, il se retrouve dans le second Ashram de Sathya Sai Baba : « Brindavan », à Whitefield. ​ C’est à ce moment précis qu’il rencontre Daniel Chaput, qui écrira ses propres expériences dans un livre intitulé : « Pour l’Amour de Dieu ». Il y témoigne également de nombreuses expériences avec le jeune Swami, sur 2 semaines au total – du 7 au 25 Octobre 1994, témoignage très précieux pour comprendre en quoi ce voyage fut déterminant pour la mission qui l’attendait. Swami Ajay part la tête pleine de confusion. D’un côté, il affiche une véritable ferveur et de l’autre, il a peur de ne pas trouver ses réponses. ​ Il explique plus tard à la presse locale : « Mo ti pe dir mwa si narnien pas sorti depi sa voyaz la, mo ti a prefer mort plito ki revinn la. Apre mo finn truv Sai Baba. Mo finn rakont li mo proze konstriksyon enn temple. Mo finn gaign enn donation Rs 800 000 ek mo finn rant Maurice » ​ « Je me suis dit que si rien de bon ne sortait de ce voyage, je préfèrais la mort plutôt que de revenir ici. Après, j’ai trouvé Sai Baba. Je lui ai raconté mon projet de construction d’un Temple. J’ai reçu un don de 800 000 Rs et je suis rentré à Maurice… » UN DARSHAN INOUBLIABLE Deux fois par jour, les fidèles se regroupent pour assister au Darshan de Sathya Sai Baba, qui avait l’habitude de circuler parmi la foule et de prendre quelques lettres au passage. Les fidèles attendent en rang et un jeton numéroté est attribué à chaque ligne, par tirage au sort. La ligne ayant tiré le jeton n° 1,2,3 peut s’installer en premier dans le hall réservé au Darshan. En principe, chaque fidèle espérait être dans cette première ligne, pour pouvoir se rapprocher de Baba. Mais comme tout le reste, c’est le jeu divin du seigneur qui décide de la place attribuée à chacun ! ​ Ce jour-là, Swami Ajay arrive peu de temps avant le début du Darshan de l’après-midi. Il décide alors d’écrire une lettre avec son intention de construire un Bhajan Hall qui sera dédié à l’humanité… et il y exprime ses projets pour Maurice, à cœur ouvert. ​ Swamiji : « J’avais décidé de faire Bhajan Hall avec une bibliothèque, faire les Bal Vikas et plusieurs choses dedans. Mais pour tout cela il faut acheter un terrain, je sais que je ne suis pas quelqu’un de qualifié à cette époque, pour faire tout ça… mais j’ai tout écrit dans une lettre. J’ai écrit la lettre, il était 14 :15 et le Darshan était à 15 :00. » « Swami, je suis dans la chambre B14. Je sais que ce n’est pas vraiment possible pour vous de me donner un entretien, parce que je ne suis pas assez qualifié. Je ne sais pas ce qui m’arrive, mais c’est vous qui m’avez fait devenir ce que je suis. J’avais juste demandé la présence de Shirdi Sai Baba. Je voulais juste voir la manifestation de Shirdi dans ma maison… Comme je ne connais pas Dieu, je voulais être sûr que Dieu était à la maison, pour pouvoir tout lui donner. Mais, après ce qui m’est arrivé, je ne sais plus ce que je dois faire. Les gens ne me croient pas. Si vous voyez que c’est faux, vous avez le droit de me punir. Ma vision est d’avoir un terrain pour construire un Bhajan Hall avec plusieurs chambres et une bibliothèque, mais cela demande beaucoup d’argent. Je suis sans qualification et je ne connais pas grand-chose, d’autres personnes sont certainement plus compétentes que moi. Je suis venu tout déposer à vos pieds. Je sais qu’il ne vous est pas possible de parler avec moi, même pendant le Darshan, parce qu’il faut être un dévot qualifié. Mais Swami, pourriez-vous venir me voir dans ma chambre le soir ? Je vais vous attendre le soir... je peux vous attendre. Si vous pouvez, venez après minuit. Parce que même jusqu’à minuit, il y a des gens qui se promènent dans l’ashram. Comme ça, tous mes amis vont dormir. Si vous pouvez, venez à 1h du matin. Je vais vous attendre. Vous ne pourrez peut-être pas venir, parce que si des gens vous voient me parler, ça peut être gênant pour votre travail. Mais vous savez ce qu’il y a dans mon cœur. Vous êtes le seul à savoir, les autres ne savent pas. Si vous le pouvez, venez dans ma chambre et dites-moi ce que je dois faire. Swami, je n’ai pas les capacités pour vous comprendre vraiment, alors vous voyez ce qui est bien pour moi. Je laisse tout à vos pieds, car je ne sais plus quoi faire. Je serai là pendant quinze jours, Swami, et ensuite je partirai parce que je respecte l’énergie de cette place. Les trois mois sont terminés, mais quand même je vous aime beaucoup, je n’arrive pas à rester sans vous, Pourquoi ? Je n’arrive pas à travailler, je n’arrive pas à mettre mon vêtement, mais je suis dans cette chambre Swami, si vous avez du temps venez me voir. Je sais que vous n’allez pas venir me voir en public. Mais j’ai cette chance, si j’ai fait des erreurs, excusez-moi. Venez me voir. » Ajay « J’ai signé la lettre, je l’ai mise dans une enveloppe et je suis parti au Darshan… À cause de notre mental de singe, on a tendance à vouloir aller dans une ligne plutôt que dans une autre. Pour éviter ça, j’ai fermé les yeux et je me suis assis dans la ligne située devant moi, au moment où je les ai ouverts. Et puis, cette ligne s’est levée la première. On est parti en première ligne, il y a plusieurs personnes qui s’assoient… et je demande au monsieur derrière moi : ​ - « Vous êtes un dévot de Baba ? » - « Oui » - « Depuis combien d’années ? » - « Beaucoup d’années. » - « Si jamais on écrit une lettre et si Swami accepte cette lettre, qu’est-ce que ça veut dire ? » - « Tout ce qui est écrit dedans, ça veut dire que Swami va l’accomplir. » - « Tout ce qu’on écrit ? Tout ce qu’on demande ? - « Oui. » - « Tout de suite ? » - « Non, ça prend un peu de temps, c’est sa Volonté. » ​ Pour être sûr, je demande à l’autre monsieur à côté de moi. - Je dis : « si Swami prend les lettres, qu’est-ce qui se passe ? » - « Ça veut dire que votre demande est accordée. » - « Même si c’est compliqué ? » - « Oui, il est Dieu, lui. Il est un Avatar ! » - « Et s’il ne prend pas ? » - « Il faut continuer à donner, il faut attendre. » - « Compris. » ​ J’attends. La musique commence, Swami descends. Je le vois au loin, et ça me fait peur… mon cœur bat très, très fort. Je ne sais pas quoi faire. Je transpire ! Swami arrive. Au bout d’un certain moment, je dis d’un air paniqué : « c’est mieux que je parte. Je ne veux rien, finalement ! » Il y a plein de gens derrière moi, je regarde, tout est déjà rempli. Je dis : « qu’est-ce que je vais faire ? » et je ne sais pas quoi faire. Et je commence à avoir des crampes de partout. Et je crie : « Sai Ram ! Sai Ram ! Sai Ram ! » et les deux personnes me caressent le dos, pour me rassurer… « relax ! » ​ Swami s’approche de nous et je n’arrive pas à regarder Swami en face. Je me cache ... et Swami s’approche, près de moi. Je n’arrive pas à voir clairement Swami : ni sa forme, ni ses pieds. Et Swami s’approche encore. Ses pieds sont tout près... Je me cache, je me fais tout petit avec la peur. Je regarde le sol… je remarque que les pieds de Swami sont devant moi, comme arrêtés, comme au ralenti. J’ai senti une force me pousser à l’arrière, et j’ai eu peur de tomber sur Swami – je me suis prosterné et j’ai fait Padnamaskar, cœur que j’ai pu toucher ses pieds. On appelle aussi ça « Sparshan ». C’était comme si le temps s’était arrêté. Et puis, il y avait la lettre… j’étais persuadé que Swami ne la prendrait pas. Je pensais que Dieu ne pouvait pas me donner cette Grâce, parce que je demandais la construction d’un Bhajan Hall et l’argent pour pouvoir le faire alors que je ne connaissais rien et que je n’avais pas de terrain. J’ai quand même tendu la lettre vers Swami, avec deux doigts, doucement et avec beaucoup d’hésitation. Swami regarde la lettre, il fait deux ou trois pas comme s’il s’éloignait… Le monsieur dit : « Your letter ! Your letter !! » et moi, je fais non de la tête. Tout doucement je lève la tête, je me dis en paniquant : « ok, c’est important qu’il parte, la lettre ce n’est pas important. » ​ Et l’inattendu se passe : Swami se retourne, il fait un demi-tour... vers moi. Il me regarde très sérieusement et je ne sais pas quoi faire. Mon cœur bat tellement fort que j’ai du mal à respirer. Swami approche. Je dis : « c’est mieux de mourir. Ah ! oh, Swami, tuez-moi !! Je ne sais pas ! » ​ Swami tend sa main en avant et il sort ses deux doigts, juste pour faire pareil que la façon dont je tenais la lettre. Ma main a commencé à trembler. Il a pris cette lettre et il est parti. À ce moment-là, l’émotion était très forte. En regardant Swami s’éloigner, je transpirais, j’avais très chaud. J’ai déjà travaillé dans les champs de canne, pourtant je n’ai jamais transpiré comme ça. C’était vraiment étrange, vraiment fort. J’étais soulagé… ​ - Et le monsieur chuchote : « ça va aller, ça va bien se passer, Sai Ram, Sai Ram, Sai Ram…» - « Swami a pris ma lettre. » ​- « Tout va s’arranger, Swami sait. Ne t’inquiète pas… » ​ Maintenant, je commence à réfléchir : ce que j’ai demandé, c’est trop grand. Quelqu’un qui ne sait pas faire l’Arati de Swami, il a demandé un Bhajan Hall. Quelqu’un qui a plein de méchancetés dans la tête, et qui ne connaît rien, il a demandé un Bhajan Hall… Qu’est-ce que je vais faire ?! Si on demande quelque chose à Swami, il faut demander la Vibhuti… moi j’ai demandé un Bhajan Hall. Quel idiot. Je dis : « Bon, c’est possible que, pas cette incarnation mais dans la prochaine incarnation, je vais être prêt. De n’importe quelle façon je ne suis pas prêt là ! Mais je suis content que Swami ait pris la lettre. Au moins, il sait que je suis là. Ça c’est le plus important, qu’il sache que je suis là. » Et après, j’ai demandé à quelqu’un : - « Excusez-moi, monsieur. Swami a pris ma lettre, est-ce qu’il sait que je suis là ? » - « bien-sûr ! Parce qu’il sait tout, lui… » ​ Je me dis : « ok, c’est bon. C’est ça qui est important, qu’il sache que je suis là. Ça me suffit. Le reste c’est pour la prochaine incarnation… comme ça je n’utilise pas le poison. J’ai un peu plus de temps pour rester à l’ashram. » ​ ​ LE SOUTIEN DE BABA « Je ne savais pas si je serais capable de faire ce que j’avais demandé. Si je vous disais tout ce qui s’est passé les jours suivants, vous ne pourriez pas me croire… Alors, j’ai essayé de l’expliquer d’une autre façon dans le livre ‘De Sai au Soi’. Puis j’ai téléphoné à Maurice à ma tante et elle me dit que les gens lui disent : « il n’est pas en Inde, il se cache dans un hôtel à Maurice. » Mais, je suis en Inde !! Elle me demande : « Mais comment on va faire croire aux gens que tu es en Inde ? » J’ai coupé le téléphone directement, je n’ai pas continué la conversation. Et le lendemain matin au Darshan, je suis en deuxième ligne. Au moment où Swami était près de moi, le caméraman de Baba prenait des photos. Il a immortalisé ce moment !! Après le darshan, il m’a donné plusieurs copies. J’ai envoyé une copie à Maurice. Et puis un jour, j’ai téléphoné à ma tante. ​ - « Vous avez reçu la photo ? » - « Oui ! Tous les gens ont vu, maintenant ils savent que tu es en Inde. » ​ Swami Ajay : « J’ai déjà expliqué qu’au tout début, j’avais vu Vishnu et Durga et d’autres formes en méditations. Ce qui s’est passé, c’est qu’à l’époque je faisais des méditations de 2h à 5h du matin. Une fois, Swami est venu en vision devant moi, dans ma méditation, alors que mes yeux étaient fermés. Puis j’ai vu sa tête disparaître subitement et de la fumée est apparue à sa place... Plusieurs bras sont sortis de son corps, avec le shank et le japamala. J’ai constaté qu’Il avait pris la forme de Vishnu ! Cinq secondes plus tard, la tête de Swami est revenue et c’est son corps qui a disparu. Il avait le troisième œil ouvert, la petite lune dans les cheveux et l’eau qui coulait à son sommet dans la forme de Ganga Mata… c’était la forme de Shiva. J’ai compris que Swami était un Avatar de Shiva à ce moment-là. La troisième fois, Swami est revenu. Cette fois, sa tête a disparu et le corps est resté, six bras sont apparus et Il a pris la forme de Durga… c’est arrivé à beaucoup de personnes de voir Swami se métamorphoser en une autre forme : dans leurs rêves, en songe, en vision, en méditation… C’est pour nous expliquer qu’il contient toutes les formes en lui-même et que toutes les formes sont Un. » LE SÉJOUR QUI VA CHANGER SA VIE À TOUT JAMAIS Swami Ajay : « Sur-place, je ne peux pas consommer le repas parce que c’est cher ! Là-bas, il y a seulement le repas européen. Le repas indien, il n’y a pas, à Whitefield. Mais, c’est cher… 2 roupies, 3 roupies par repas. Ce n’est pas cher en soi. Mais moi, j’avais seulement quelques dollars. Alors, il faut bien réfléchir… « le matin, je ne mange pas. L’après-midi, je mange. Mais, si l’après-midi je mange, c’est difficile… parce que si le soir je commence à avoir faim, comment je vais faire ? Je ne vais pas dormir… alors, le matin et la journée, je ne vais pas manger du tout. Comme ça, je peux me promener. Et le soir je vais manger : comme ça je vais bien dormir. » voilà, de cette façon on économise de l’argent. Souvent, je pars pour laver la vaisselle. S’il reste du repas, la personne me donne à manger parce qu’elle sait. » ​ « Trois jours après le Darshan, le 21 septembre, il a manifesté l’argent pour moi, beaucoup de dollars en billets neufs et des roupies indiennes pour le matériel du Bhajan Hall ! à une heure du matin, quelqu’un vient dans la chambre. Ça, je ne vais pas donner la description en détails. La personne entre dans la chambre et il dit : « je suis Shiva. » Il est assis, il me dit : « voilà, ça c’est pour ton Bhajan Hall. Et ça, ouvre-le. » ​ J’ouvre : il y a plein de dollars. 01, 02, 03, 04… (Numérotés par ordre chronologique comme mentionné dans le livre « Pour l’amour de Dieu ») Il dit : « ça c’est de l’argent de l’Inde : il y a 25 000 Roupies. Et c’est pour toutes les photos que tu as réservées. Achète toutes les photos que tu as réservées, pour le Bhajan Hall, et ce que tu veux. Mais il ne faut pas dépenser les dollars ici. » ​ Il me laisse le paquet, il dit : « les billets n°1 à billet n°15, il faut changer dans le sud de l’île Maurice : dans cette banque. » et toutes les banques de Maurice sont écrites, c’est bien écrit où il faut changer quels billets sur une note. Et tout le temps, je garde une calculatrice dans mon sac. Je commence à compter… pleins de choses se passent dans la tête. « Alors, si le change du dollar à Maurice c’est 22 roupies, ça fait 800 000 roupies. Mais, si on attend un petit peu et que ça devient 23 roupies, ça devient 825 000 ! et si on attend encore un peu, avec 35, ça fait ça… et si on ne change pas à la banque mais qu’on change au noir, on peut avoir 40 pour 1 ! alors ça devient 2 millions, quand même !! » ​ Et pendant ce temps, à Maurice l’organisation Sai est en train de critiquer ma famille, tout ça. Mais j’ai reçu également des vêtements et des chaussures, pendant le darshan. Il m’a donné le modèle de vêtement qu’il faut coudre, de la Vibhuti… et le plan de ce Bhajan Hall. Et quand Swami m’a donné le modèle (patron) pour faire les vêtements et le parfum, tout ça, des personnes ont pris en photo. Et ces photos, je les ai aussi envoyées à Maurice ! J’ai acheté pour 20 000 roupies en Inde des choses pour le Bhajan Hall et les photos que j’avais réservé. ​ Baba me dit : « Ne demande aucune participation, j’enverrai mes fidèles (Bhaktas) pour cela. Je prendrai soin de tout, ne t’inquiète pas. » ​ ​ Pour en savoir plus, lire le livre « Pour l’Amour de Dieu », pages 173 à 180. Cet événement précis se déroule le 13 octobre 1994. ​ « Le lendemain, pendant le darshan, j’ai demandé : - « Interview, Swami ! » - Il m’a répondu : « You don’t need interview, you need innerview, so don’t worry, I am with you. Don’t ask for money to anyone, for your Bhajan Hall, I’ll send my devotees to help, don’t worry. » ​ (Tu n’as pas besoin d’interview, tu as besoin de vision intérieure / de remise en question : « innerview ». Alors ne sois pas inquiet, je suis avec toi. Ne demande de l’argent à personne pour le Bhajan Hall, j’enverrai mes dévots pour aider, ne t’inquiète pas.) ​ Je peux dire que Baba prend n’importe quelle forme, il n’a pas été nécessaire que Swami vienne physiquement pour me donner l’argent. Aussi, je n’ai pas été le seul à recevoir de l’argent. Les billets étaient en dollars, tous rangés par ordre numérique (01, 02, 03, 04, 05, 06, etc.) Avec l’argent, nous avons également reçu un document. Je ne pourrais jamais l’oublier et c’est pour ça que je suis toujours avec Swami aujourd’hui. Cela montre que, même si Swami est à Puttaparthi, le monde lui appartient ! Ce document précisait aussi les numéros des billets qui devaient être changés, le nom et l’adresse de la banque mauricienne, ainsi que la date de la transaction (les billets de tel numéro à tel numéro, doivent être changés à telle date, dans telle banque, située dans telle ville et ainsi de suite). Alors, j’ai changé cet argent dans plusieurs banques de l’île Maurice, en respectant toutes ces consignes. En monnaie mauricienne, la somme s’élevait à 800 000 Roupies de l’époque. J’ai toujours conservé à Maurice, 150 dollars sur la somme que j’ai reçue. Je ne les ai jamais dépensés. Nous étions sept personnes à recevoir de l’argent, de cette façon. Le dernier jour, une huitième personne est venue, c’était une fille. Le plus âgé d’entre nous était un Australien qui devait avoir environ quarante-cinq ans ; les autres avaient entre vingt-deux et vingt-cinq ans. Nous avons tous reçu une somme d’argent de la même valeur et en même temps. J’ai été le seul à recevoir 20 000 Roupies indiennes, en plus des dollars… Un petit mot était joint à ces roupies, qui mentionnait que je pouvais acheter toutes les photos que j’avais réservées à l’extérieur de l’Ashram. Avec cet argent, j’ai donc acheté toutes les photos qui sont aujourd’hui accrochées dans le Bhajan Hall. J’étais le plus grand acheteur de Whitefield ! Ils ne m’ont jamais oublié, jusqu’à aujourd’hui. Je continue à acheter encore beaucoup de photos, pas pour le Bhajan Hall mais pour les offrir aux gens. J’avais réservé une très grande photo de Swami qui coûtait 3 000 roupies, mais quand je suis allé la chercher, on m’a dit que Swami l’avait déjà prise. Cela voulait dire que Swami ne voulait pas que j’achète cette photo. Vingt ans plus tard, j’ai acheté cette photo à Puttaparthi, deux ou trois ans avant le départ de Swami. Vous pouvez voir cette photo dans la nouvelle salle à manger, située au-dessus du Bhajan Hall. » TRANSFORMATION PROFONDE Swami Ajay : « Et aussi, dans la chambre, il s’est passé tellement de chose pour une transformation. Swami, les rêves… sur comment matérialiser les objets, non pas comme une publicité mais pour la transformation des gens… pour bien utiliser cette énergie, d’une façon particulière… - à travers les rêves – Swami est venu en rêve et il m’a parlé.Il a dit que tout ce pouvoir que j’avais reçu, il fallait l’utiliser pour l’humanité. Pour faire le bien pour l’humanité. Pour réaliser et accomplir quelque chose de grand, pour l’humanité… mais jamais pour se montrer ou pour une démonstration de puissance, ni pour la notoriété et la célébrité, jamais pour gâcher cette énergie juste pour satisfaire les désirs des gens. Il y a une mission à accomplir. Nous avons un karma, là-dedans. Il faut utiliser cette énergie Divine, cette Shakti, pour accomplir toutes ces choses. Mais je ne vous explique tout ça que brièvement, parce qu’il s’est passé tellement de choses. Tant de petites choses qui sont arrivé, parce que j’étais là-bas pendant 45 jours. Donc chaque jour, quelque chose se passait. Tous les jours. Mais aujourd’hui, je suis ici uniquement grâce à toutes ces choses qui se sont passées à l’Ashram. Chaque jour, les enseignements de Swami… transformation, enseignements, transformation du mental… transformation de chaque action… pureté dans la respiration, pureté dans les pensées… tout a été effectué là-bas. Beaucoup de changements. Pas seulement le corps physique… mais aussi le Soi intérieur. Beaucoup de travail. » LES PREMIERS YAGYAS - 1994 « En 1994, j'ai commencé le Yagya tout seul, parce que le système des castes à Maurice ne nous permettait pas de faire ce rituel. Les Mauriciens pensent que le Yagya appartient à une autre caste, parce qu'il vient de l'Inde. ​ Le Sanathana Dharma correspond à ce que nous sommes en train de faire, c'est Sama Veda et Atharva Veda (chanter les Bhajans). Le Yagya, c'est Yajur Veda (la structure, le Yantra, le Mantra et le Tantra) et Rig Veda (la récitation des Vedas, des Mantras et des Maha Mantras). Si on renverse cette énergie, elle devient ‘tantrique’ : chez vous on l'appelle la magie noire. Aujourd'hui, c'est cette énergie qui se manifeste le plus dans le monde. Il est important d'arriver à remettre ces énergies en équilibre. Alors pour ça, j'ai commencé les Yagyas. J'ai commencé par faire un Sathya Sai Yagya d'un jour, chaque dimanche. À l'époque, le grand Bhajan Hall n'existait pas encore. Je faisais un Yagya chaque semaine, à une place fixe, même si personne ne venait. Je ne connaissais pas vraiment la récitation des prières védiques, mais j'ai commencé à les faire, sinon il aurait fallu payer un Prêtre à chaque fois. Je ne travaillais pas et je ne pouvais pas demander tout le temps de l'argent à ma famille. Ma famille me demandait pourquoi je faisais ces Yagyas, puisque personne ne venait. Je leur répondais que je ne le faisais pas pour les gens. Cette façon de faire n'existait pas à Maurice... Il fallait être fou pour agir comme ça. Les gens ont toujours pensé que les rituels doivent se faire en présence d'autres personnes. Ils croient qu'il est impossible de les faire tout seul. Ils ne font pas les Bhajans s'il n'y a pas de groupe. Mais si vous êtes seul à la maison, n'allez-vous pas manger ? Vous mangerez tout seul quand vous aurez faim ! Et notre Mère divine, n'a-t-elle pas faim de notre énergie ? On la prive, sous prétexte que nous avons besoin d'un groupe pour Lui offrir notre Amour. Quand le père n'est pas à la maison, est-ce-que personne d’autre ne peut consoler son enfant qui pleure ? ​ La mère ne dit pas à son enfant : « Attend, tu peux continuer à pleurer. Nous te calmerons tous les deux, quand ton père sera rentré. » Dans la journée, la maman donne une caresse à son enfant toute seule, en plus de préparer la maison et tout ce qu’il y a à faire. À Maurice, quand le maître d'un groupe de Bhajans ne vient pas, les gens rentrent chez eux, sans faire les Bhajans. Pourtant, ils vont manger en arrivant chez eux, même s'ils sont tout seul. Leur conscience n'est pas en adéquation. ​ On ne leur a pas expliqué qu'ils doivent quand même faire leurs Bhajans parce qu'ils ont un rendez-vous avec Dieu. Si votre mari est trop occupé pour pouvoir vous conduire chez le médecin, vous prendrez le taxi et vous irez quand même à votre rendez-vous, parce que vous êtes gravement malade... Alors, ils ont toujours pensé que le Yagya ne pouvait pas se faire si les gens ne venaient pas. Mais, je n'ai pas pensé ainsi. J'ai posé des briques, j'ai allumé le Feu, j'ai fait le Yagya à ma façon et j'ai commencé à réciter les Mantras. Je recommençais chaque dimanche. Au début, les gens ne venaient pas et puis, ils ont commencé à venir, parce qu'ils ont entendu parler des miracles. Après un an de pratique, j'ai commencé les grands Yagyas et j'ai fait venir des prêtres en 1995. » RETOUR À MAURICE ​ LES VÊTEMENTS REÇUS PENDANT SON VOYAGE ​ Swami Ajay : « Beaucoup de choses se sont passées. Je continue à porter jusqu’à aujourd’hui les vêtements reçus en 1994… La taille est toujours bonne, mais ils ont tendance à s’élargir et je dois les faire resserrer. J’ai laissé une partie de mes tenues dans plusieurs pays : en France, à Londres et au Portugal. Parce qu’un jour, quand je vais venir, je n’aurai pas le temps de préparer mes vêtements ; je devrais partir très vite. Ces vêtements, je les ai reçus de notre Seigneur. Les deux fois où je suis allé à Puttaparthi, je ne portais plus le pantalon et la chemise mais le kurta... Maintenant, je sais que les vêtements donnés par Swami sont le modèle de ceux que je dois porter, les couleurs ne sont pas importantes mais je dois conserver la même coupe parce qu’il m’a donné le modèle, le patron, pendant le Darshan. Et puis, un matin, un Seva Dal m’a donné un paquet en me disant qu’il était pour moi... le papier gris enveloppait trois vêtements : un rouge, un orange et un jaune. Une note également déposé dans le sac précisait que je devais mettre la orange avant de rentrer à Maurice. Mais je n’ai pas écouté Swami... en arrivant à Bombay, je ne l’ai pas mise par crainte des critiques. J’ai eu des douleurs au corps, l’avion a eu un jour de retard et le lendemain, j’ai décidé d’obéir. Swami ne m’a jamais dit qu’il ne fallait pas mettre de pantalon mais si j’en porte un sur moi, des brûlures apparaissent et je suis obligé de le retirer immédiatement. Les habits donnés par Baba sont une protection et un rappel, car ce sont les vêtements de Swami. » ​ ​ Il prend l’avion pour Maurice, mais une pensée étrange lui traverse l’esprit. ​ Swamiji : « Au retour, Je portais sur moi la robe et les chaussures données par Swami, pour rentrer à Maurice. Je n’ai eu aucun problème à l’aéroport. Mais pour prendre l’avion de Mumbai à Maurice, ça dure 5h et demi. Pendant ce voyage, je n’ai pas mangé, parce que j’ai pensé : « qu’est-ce que je vais faire avec cet argent ? » - « est-ce que c’est important de faire un Bhajan Hall ? Personne ne sait que j’ai eu cet argent… moi je préfère acheter un grand terrain ; je construis une maison, j’achète une jolie voiture… » Je suis en train de penser à ça. L’avion atterrit, je rentre dans l’aéroport, à l’intérieur… et quelqu’un me donne deux claques. Et ça a claqué vraiment fort. Je dis : « ça vient d’où ?! » – et il y avait un monsieur qui était à côté de moi, lui il a entendu ce son : « Swami vous a donné des claques. Vous avez pensé à quelque chose qui n’est pas bien ? » - Je n’ai rien dit. Les claques étaient vraiment choquantes... Et puis je suis rentré à Maurice… avec l’argent. Alors, très vite, j’ai commencé la construction du Bhajan Hall. En arrivant à la maison, j’ai montré l’argent pour le Bhajan Hall à Tatie, c’était des dollars, tout neufs, dont les numéros se suivaient. J’ai dit à Tatie : « Voilà, Baba a donné l’argent ! » Auparavant, j’avais téléphoné à Roshan depuis Whitefield et je lui avais dit de réserver la terre, un peu plus haut que Schoenfeld Road. J’ai expliqué à Tatie que l’on allait acheter ce terrain, mais la famille s’y est opposée en disant : « Non, il ne faut pas. Les miracles sont arrivés ici, alors il faut construire le Bhajan Hall ici-même. » La construction du nouveau Bhajan Hall commence alors à proximité de l’ancien, sur le terrain donné par sa famille à Rivière du Rempart, dans le nord-est de l’Île . Swami Ajay : « Le fils de Tatie a fait don de ce terrain, on a demandé la permission à l’oncle et tous ont donné leur accord pour construire le Bhajan Hall ici. Sa construction a duré à peu près neuf mois. La construction du Bhajan Hall commença en mars 1995, par la cérémonie de pose de la première pierre. Et à chaque moment quand j’ai eu besoin d’argent, il y a toujours eu des personnes de l’extérieur pour nous aider sans qu’on ait à demander. Il y avait une dame qui s’appelait Elisabeth, une suisse. Elle m’a apporté beaucoup d’argent pour construire et pour terminer le Bhajan Hall. Ce n’était pas facile, pour construire le Bhajan Hall. Mais on y est arrivé. Et il y a une autre dame qui s’appelle Dominique, qui habitait à l’île de la Réunion : je suis déjà parti chez elle. Elle m’a aussi apporté de l’argent, à cette époque. Il n’y avait pas les euros, il y avait les francs : 15 000 francs, 20 000 francs pour terminer. Et puis, quand je suis parti à Puttaparthi, j’ai eu la date par Anil Kumar pour l’inauguration et en même temps, les français étaient là-bas. J’ai invité tous les français… et l’électricité du Bhajan Hall, la peinture, tout ça a été fait par les français. Jusqu’à aujourd’hui, même s’il y a quelque chose à faire, il y a toujours des français qui sont là. Et le Bhajan Hall a été terminé en neuf mois. C’est très grand, très bien fait avec toutes les statues qu’il faut… Les 800 000 Rs ont été utilisé pour la construction. Mais les fonds étaient insuffisants. Même quand on était au Darshan à Whitefield, quand j’avais demandé une interview à Swami, j’ai dit : - « Merci pour l’argent Swami !! Interview, Swami ? » - Et Swami s’est retourné, il m’a dit : « pas besoin d’interview, tu as besoin de innerview » (plonger en toi-même, vision intérieure). « Et ne t’inquiètes pas… j’enverrai mes dévots pour t’aider. Mais ne demande jamais d’argent, à qui que ce soit. » ​ Donc j’ai tenu ma promesse, même jusqu’à maintenant. Et quand on a commencé le projet, des personnes nous ont laissé tomber. Ils sont partis. Mais aussi, à chaque étape du chemin, des étrangers d’îles voisines, de la Réunion, de l’Afrique du Sud, de Nouvelle Zélande, même de France… ils sont venus pour nous aider. Financièrement, au niveau des meubles, du matériel de construction… et même la main d’œuvre. Ils ont tout fait pour nous. Tout le projet, le Bhajan Hall. Encore maintenant. De cette façon, nous avons réussi à accomplir la mission Divine de notre bien aimé Bhagawan, pour le B.H, la librairie, la pièce pour les Balvikas, la classe pour l’éducation et les programmes de valeurs humaines… et même les prières, prières de Shirdi, tout pour ce B.H. Nous l’avons inauguré le 20 avril 1996. Et même, nous avons eu de l’aide de dévots portugais : pour la peinture, préparer les activités… encore maintenant ! ​ Mais quand on a commencé les travaux, tout s’est bien passé… au début. Bien sûr, Baba a pris soin de tout et le Hall a été construit par tous et pour tous. Dieu répond toujours à nos questions et nos doutes, mais pas forcément comme nous l’attendions. Ce n’est pas une question de manque de foi… Par exemple, je ne savais pas comment faire pour construire la toiture, car je n’avais pas assez d’argent. J’ai demandé de l’aide à Swami et Il m’a envoyé un Français de la Réunion qui avait toutes les compétences requises et qui m’a offert ses services. J’ai ainsi pu économiser le prix du menuisier. Baba n’a pas redonné d’argent directement pour ça, car il veut que nous fassions nous-mêmes un effort. L’argent n’arrive jamais en premier, il faut faire un effort, puis l’aide arrive. Dans votre cas, même si vous êtes obligés de prendre un emprunt pour pouvoir voyager par exemple, c’est Swami qui vous permet de le faire. » RENCONTRES AVEC LES FRANÇAIS EN INDE Dès son premier séjour en Inde, Swami Ajay rencontre de nombreux français qui participeront plus tard à l’établissement et à la réalisation de sa mission en France, au Portugal et en Belgique. Swami Ajay : « À chaque fois que je suis allé à Puttaparthi ou à Whitefield, j’ai toujours rencontré des Français : comme le groupe de Toulouse ou Clermont-Ferrand... lors de mon premier voyage, en 1994, j’ai également rencontré des Français à Puttaparthi. À cette époque, je ne m’exprimais pas correctement en Français et je ne parlais pas beaucoup... » Message d’un couple de Français : « Lors de notre premier séjour à Puttaparthi en décembre 1994, Sathya Sai Baba a donné un discours dans le Poornachandra le jour de Noël et il y avait une grande banderole. « you are my messengers » – Nous sommes tous ses Messagers. Dans toutes ces pérégrinations et comme bien d’autres personnes, nous avons eu la chance de faire la connaissance de Swami Ajay. Et lorsque le Dr. Gadhia a rencontré Swami Ajay en 2005, il lui a dit qu’il était « Saï Das », le Serviteur de Sai. » (ancien site swamiajay.org) ​ ​ RENCONTRE AVEC YAN, FRANCO-PORTUGUAIS Yan est un français vivant au Portugal. C’est à Maurice que lui et son épouse rencontrent Swami Ajay, en 1996 : ​ « Je vais vous raconter la première rencontre avec Ajay, comment ça s’est passé. J’étais en Inde à l’Ashram… et un Français m’a parlé d’Ajay un soir. Un concours de circonstances a fait qu’à l’époque on venait d’acheter un terrain et il fallait construire notre maison. Et il fallait absolument que je trouve à faire une deuxième saison parce qu’on n’avait plus d’argent, il fallait construire la maison et comme je peux travailler dans le tourisme et ma femme aussi, on a décidé d’aller à Maurice. » « On n’a pas pu trouver de travail à Maurice bien que l’on ait eu plusieurs offres de travail dans les hôtels de luxe pour la simple raison qu’il y avait les élections, donc entre le passage d’un gouvernement à l’autre, tout ce qui est lié aux autorisations et visas, ça avait pris des mois. Au bout d’un mois et demi on a un peu désespéré. J’avais entendu parler d’Ajay. Je savais qu’il y avait quelqu’un sur l’île mais, où et quand… Je connaissais juste le nom. Ajay. C’était tout, je ne connaissais pas plus que ça. Et le gars de la petite pension dans laquelle on était c’était un ancien taxi, et donc j’ai demandé plusieurs fois mais il n’en avait jamais entendu parler. Et puis j’ai encore insisté, encore une fois. J’avais beaucoup de temps devant moi et on en avait un peu marre de la plage parce que Maurice c’est très bien mais si vous allez tous les jours à la plage pendant un mois, c’est bien mais je suis né au bord de la mer, alors la plage je connais… Alors je lui demande si « tu connais quelqu’un, il fait des pooja pour Sathya Sai Baba ? Et pour Shirdi. » Il dit « écoute, je vais voir. » Le lendemain, il revient et il me dit : « il y a quelqu’un, j’ai entendu parler d’un Ajay à Rivière du Rempart. » Je demande comment j’y vais et il me dit « tu prends le bus et après tu prends le taxi. » ​ J’étais dans le nord de l’île et c’était un peu compliqué d’aller là-bas. Donc je suis parti tout seul, j’ai dit à ma femme que j’allais faire un tour. On est arrivés là, je prends le taxi et le bus et j’arrive à Rivière du Rempart. Mais je n’ai aucune adresse, je ne sais pas où c’est. Moi je connais juste : ‘Ajay’ et l’histoire qu’on m’a racontée, c’est tout. Donc je descends et je m’aperçois que Rivière du Rempart ce n’est pas aussi petit que ce que j’ai pensé. Je vois qu’il y a une place, il y a une piscine, je dis : « bon, là je ne sais pas comment je vais trouver. » Et en descendant je dis : « Swami, là il va falloir me filer un coup de main parce que je n’ai aucune idée d’où je vais. » ​ Et je n’ose pas demander à quelqu’un parce que je dis : « je vais dire quoi ? » - « vous connaissez un monsieur qui s’appelle Ajay et qui fait des miracles ? » ​ Je ne savais pas quoi dire. Donc j’ai pris la première route, ça s’appelle Schoenfeld Road. Au bout d’un kilomètre je dis « Swami, là vraiment je n’ai aucune idée d’où je vais… à qui je vais demander ça ? » et au bout d’un moment, je vois quelque chose de marqué, sur un pilier électrique ; il y avait marqué ‘Silence’ mais écrit comme ça : ‘SAI – lence’. Et je dis, ah, mais peut-être que c’est là. Et je continue à monter et à un moment je vois, en gros : ‘SAILENCE’. A l’époque, il n’y avait pas de temple... Là c’était les gros œuvres du futur Bhajan Hall que Swami Ajay a construit. Et il habitait à cette époque dans une petite « bitoune » qui était l’ancien Bhajan Hall ; qui était en fait 4 murs avec de la taule ondulée, voilà. Et il y avait une terrasse en taule ondulée et des bancs. ​ La dame, qui était la tante d’Ajay, me dit : - « oui, vous cherchez quelqu’un ? » - Je dis « oui, excusez-moi… Je n’ai aucune idée d’où je suis, je cherche quelqu’un qui s’appelle Ajay. Vous le connaissez ? » - Elle me dit : « oui, oui, oui, c’est mon neveu. Entrez ! » - Je rentre… je dis : « Sai Ram. » - Elle me dit : « venez, venez » ​ Et je me retrouve sur un banc en bois, avec de la taule ondulée, à l’ombre. Je n’ai aucune idée d’où je suis. À ce moment-là, Ajay sort de la chambre, et c’était un jeudi. Il était en habits de travail… Parce que Swami Ajay, Il avait deux fonctions : maçon entrepreneur, et jeune Swami qui commence. Donc il alternait entre les habits pourris, dire « quelqu’un arrive ! il faut que je prenne ma douche et que je mette mes habits orange ! » et puis « la personne est partie… je remets mes habits pourris et je repars travailler. » Et ça c’est ce que j’ai vécu pendant plusieurs mois. Et des fois, il n’avait pas le temps de se changer et les gens demandaient : « il est où le Swami ? » Et il disait : « c’est moi… » – et on était en train de travailler le ciment et la peinture. On faisait un peu de tout. C’est unique. ​ Donc il sort de la chambre, on se regarde… et je dis juste : « Sai Ram. » Il s’approche de moi et il dit : « Sai Ram… » « Oui ? Je vous écoute. Asseyez-vous. » ​ Donc, je m’assois. Et je lui dis : « écoutez je ne sais pas vraiment par où commencer. J’étais à l’Ashram et j’ai entendu parler de vous, et je suis là. » Il me dit : « donnez-moi votre main. » ​ J’ouvre la main et il met sa main au-dessus de la mienne. Et à ce moment-là, l’Amrita vient dans sa main descends en coulant dans la mienne. Ça coule, je mets les deux mains en dessous et je commence à pleurer... Et je pleure, et je pleure, et je n’arrive pas à m’essuyer, mes mains sont pleines de miel, et je le regarde. Silence. Il me regarde et il dit : « mangez ! » Et je mange cet Amrita. Et puis il me dit : « donnez-moi votre main, encore. » ​ Je remets les mains en dessous des siennes et je repleure. Je pleure toutes les larmes de mon corps… Il me dit : « mangez ! » et il recommence une troisième fois. On a très peu parlé, il m’a demandé juste ça : - « est-ce que ça vous dérange de revenir demain ? » - je dis : « non, non, pas du tout ! » - Il me dit : « parce que vous savez, là c’est jeudi, et j’ai beaucoup de mal à parler, pour moi ce n’est pas facile. » Alors je dis : - « non mais il n’y a pas de problème. Vous voulez que je vienne quand ? » - « vous pouvez venir demain matin ? » - je dis : « oui, oui, demain matin je suis là. » ​ Je pars dans la petite pension que je louais, et le lendemain matin je suis reparti là-bas. Suite à ça, ma femme a un peu désespéré : c’est-à-dire que je partais le matin et je rentrais le soir. Enfin, quand je rentrais… Et donc au bout d’un moment, ma femme a dit : - « écoute, on ne bosse pas, on est en vacances et toi tu n’es jamais là, alors… » - je dis : « tu aimerais rentrer ? si ça ne te dérange pas, j’aimerais rester. » - Elle me dit : « combien de temps, tu veux rester ? » - et je dis : « je ne sais pas. » - Elle me dit : « ok, mais pour moi ce n’est pas intéressant. Je vais rentrer. » ​ Et donc je suis resté 4 mois à Maurice. Et ces quatre mois-là, il n’y avait pas d’étrangers. Il y en avait un ou deux, qui venaient comme ça en visite. Ils passaient deux-trois jours et ils partaient. Je pense que j’étais un des premiers étrangers qui venaient ; sûrement pas le premier mais j’ai été le premier à rester longtemps comme ça. Et ça a changé ma vie. Ça a changé complètement ma vie… Donc je me suis aperçu que Swami Ajay c’est une bête de travail. Et c’est très, très difficile de le suivre… C’est très difficile de le suivre. C’est très fatigant de travailler avec lui. Très, très fatigant. Ce n’est pas quelque chose de facile. Il se lève très tôt, il finit très tard, et à l’époque l’argent était tellement peu pour faire tous les travaux qu’il fallait laver le sable de la plage à la main pour faire les constructions. Donc le sable venait de la plage parce que c’était le moins cher. Il fallait le laver à l’eau, en premier, puis il fallait le tamiser pour enlever les coquillages qu’il y avait dedans, puis il fallait le mettre par terre, puis il fallait de nouveau faire la mixture pour le mettre sur les murs et pour faire les pierres. Et ça, c’est pour tout le temple. Moi, j’étais peintre, et il m’a demandé : - « qu’est-ce que vous faites ? » - « écoutez, moi je fais un peu de tout mais de formation je suis peintre. » - Et il me dit : « ah, justement je viens de promettre qu’il y avait un peintre de France qui vient pour peindre des décors » - et j’ai dit « eh bien voilà, je suis là ! » ​ Et c’est la première fois que j’ai rencontré Ajay… ça s’est passé comme ça. » 3e & 4e VOYAGES EN INDE – 1995 Les problèmes de construction obligent Swami Ajay à repartir. ​ Swamiji : « Je suis parti en Inde pour la troisième fois, du 21 mars au 4 avril 1995. En rentrant, j’ai acheté de la peinture blanche pour peindre le Bhajan Hall, mais on a eu des problèmes avec la maçonnerie à ce moment-là. Le plafond est tombé plusieurs fois à certains endroits et cela a coûté beaucoup d’argent et d’énergie. Je suis donc reparti en Inde le 8 octobre 1995, pour demander à Swami la cause de toutes ces difficultés. Comme pour chaque voyage, Swami m’a donné l’argent, car je n’avais pas les moyens de payer un billet d’avion et je suis parti avec la ferme intention de rester en Inde pour toujours. J’avais décidé de partir pour la dernière fois et de ne plus retourner à Maurice, à cause de ce problème de plafond qui durait depuis un mois et aussi à cause des blâmes que je continuais de subir. C’est la date où j’ai rencontré le groupe de Clermont-Ferrand à Puttaparthi. » ​ « Lors de mon premier voyage en 1994, après que Baba m’ait ignoré, j’ai eu des visions, avant de quitter l’ashram. J’en ai déjà raconté une, mais il y a eu plus que ça. Pendant ce séjour, j’ai réalisé deux choses : La première révélation est intervenue dans une vision. Après le darshan, quelqu’un m’a informé que l’on pouvait assister aux bhajans dans le temple et m’a montré le chemin pour y accéder. Une autre personne m’a fait signe ensuite de venir et j’ai pénétré dans le temple où les bhajans avaient déjà commencé. Je suis rentré en transe, comme dans un demi-sommeil et j’ai eu la vision que le plafond de la chambre de Swami était en bois, habillé avec une sorte de contre-plaqué. La deuxième révélation est arrivée lorsque j’ai ouvert les yeux et que j’ai constaté que les couleurs du temple étaient rose & bleu. J’avais acheté de la peinture blanche à Maurice, pour le Bhajan Hall, mais j’ai changé mes projets à ce moment-là. Après les bhajans, j’ai noté tout ce que j’avais vu. En fait, je désigne l’endroit que j’ai vu en vision comme étant la chambre de Swami parce que je L’ai vu assis là. Qu’est-ce que cela représentait exactement ? Je ne le sais pas, j’ignore où est la chambre de Swami et personne ne l’a vue. Je dis que c’est Sa chambre simplement pour me donner un repère. Quand j’ai découvert les coloris pour la peinture et le matériau à utiliser pour le plafond, j’ai téléphoné en donnant les directives à suivre à Maurice. ​ Mais je ne voulais toujours pas y retourner. Quinze jours avant l’anniversaire de Swami, j’étais au premier rang et j’ai touché Ses pieds, mais Il m’a dit : « Come back to Mauritius » - (Retourne à Maurice.) Je suis rentré dans ma chambre et j’ai pleuré. Je pensais que Swami avait mal entendu ma demande, ou que j’avais dû mal comprendre ce qu’Il m’avait dit. Je suis retourné au darshan suivant et je me suis retrouvé à la même place que précédemment. Swami est venu, j’ai pu de nouveau toucher Ses pieds et j’ai recommencé à pleurer. Il est parti, s’est retourné et Il m’a dit : « You have to go back to Mauritius. You have to board to Mauritius and you know you have a lot of jobs to do. Don’t worry. » - (Tu dois retourner à Maurice. Tu sais que tu as beaucoup de travail à faire. Ne t’inquiète pas.) Je suis donc retourné à Maurice le 10 novembre 1995, avec un vol qui partit directement de Puttaparthi pour Bombay. Je pensais qu’il n’était pas correct de demander de l’argent aux gens, mais je me demandais comment faire pour arriver à placer le plafond en bois, comme dans ma vision de la chambre de Swami. Je suis parvenu à changer la peinture et en même temps, Olivier, un Français habitant à la Réunion, est venu nous aider. Grâce à ses compétences, nous avons réussi à finir le toit et les travaux à temps pour la date prévue. La date d’inauguration a été choisie en fonction des activités organisées chez Swami. » LE GRAND MAHAKALI YAGYA DE 1995 Swami Ajay : « Ensuite, en 1995 j’ai eu l’autorisation de Swami à Puttaparthi et on a fait le premier grand Yagya de l’île Maurice, le `Maha Kali Yagya’. Ce n’est pas un Yagya facile, on ne peut le faire qu’une seule fois dans une incarnation. On peut réveiller la Terre une fois, mais on ne peut pas recommencer. Ces trois jours de Yagya sont réalisés pour la durée d’une incarnation complète (100, 200 ou 300 ans). ​ Ce Yagya a été fait pour calmer les accidents qui se passent dans le monde entier, pour stabiliser l’énergie et le système planétaire, et pour reconstruire le système de l’océan. Pour le Maha Kali Yagna, on a pris de la terre apportée par plusieurs personnes, de Puttaparthi, de la France, du Japon et d’autres pays. C’est Shiva, une personne qui allait souvent à Whitefield, qui a apporté la terre du Japon. On a fait la statue de la Maman Kali avec. On n’a pas laissé les gens participer à ce Yagya… Cent-huit prêtres sont venus pendant les trois jours du Maha Kali Yagya. Trois prêtres faisaient la récitation chaque jour et je restais à une place fixe, pour donner le ghee. Quand on fait ce type de Yagya, il ne faut pas rentrer dans la maison ; il faut rester à l’extérieur pour dormir, manger et se laver. On a donné des vêtements aux cent-huit prêtres qui sont venus pour le rituel. On a respecté les textes sacrés, avec les seize bases, la structure, l’entrée, la pause et la sortie. Le Kund est en triangle. Ce sont des énergies. On a très bien calculé chaque partie. On a mis plus de trois-cent Kumbams, avec Bhumi (la terre) à l’intérieur, le Pritthivi (le monde), le Sagara (la roue) et Shiv Sagar (l’océan), pour apporter une stabilité. C’est pour ça que l’Ile Maurice n’est pas touchée par les catastrophes naturelles, bien qu’elle soit entourée d’eau. Le tsunami de l’océan indien ne nous a pas affectés. Parfois, de grosses vagues de six mètres de haut arrivent, mais elles se prosternent au pied de la terre. L’océan respecte toujours la terre de l’Île Maurice, parce que l’Énergie est là. » « L’Île de la Réunion aussi est protégée, parce qu’on a mis un Yantra dans le trou du volcan de la Fournaise, avec un hélicoptère qu’un Réunionnais de Saint-Pierre avait préparé. On a fait cela pour changer la direction des laves qui venaient vers la terre. Ce n’était pas facile avec un hélicoptère, parce qu’il fallait être sûr que le Yantra rentre dans le cratère, et c’était très chaud. Cela nous a pris quatre à cinq heures pour arriver à être bien positionnés. On n’a pas jeté le Yantra dans le volcan, on l’a collé au bout d’un fil, pour arriver à le guider vers l’intérieur du cratère. Le fil a brûlé et le Yantra est rentré dans la bouche du volcan. Quand le volcan s’est réveillé huit mois plus tard, les laves se sont dirigées vers l’océan. Alors, l’Île de la Réunion va pouvoir s’étendre, parce que de la végétation va commencer à pousser dans une centaine d’années. Mais, les constructions qui ont été faites sur l’eau vont disparaître. Nous sommes déjà en alerte rouge, car nous avons eu plusieurs tremblements de mer. Pourquoi la mer se met-elle à trembler ? Ces tremblements se produisent parce que les humains ont pris la place de l’océan. » ​ « A cette époque, quand on a commencé à faire les Yagyas à Maurice, on avait déjà effectué tant de Yagyas… parce qu’à l’époque il y avait beaucoup d’accidents à Maurice. Donc on est partis voir Swami. Et pour moi, ça n’a jamais été facile d’avoir des interviews avec Bhagawan… Toujours beaucoup de bénédictions, mais j’ai eu la chance seulement deux fois d’avoir une interview avec Swami. Une fois à Whitefield et une fois à Puttaparthi. A Whitefield, c’était à propos de l’argent reçu et de la planification de nos programmes. La seconde fois à Puttaparthi, c’était pour l’ouverture du Bhajan Hall. Et j’ai aussi eu 4 interviews mais ce n’était pas la même chose, j’y était parti avec nos bien-aimés frères et sœurs français. Juste en tant qu’interprète, parce qu’ils ne parlaient pas anglais donc je suis venu avec eux pour traduire et interpréter dans leur langue. Parce que Swami, à cette époque, il demandait aux français : « si vous avez un traducteur, vous pouvez avoir une entrevue. » - et les français m’ont invité à venir avec eux, donc j’ai eu quatre entrevues avec eux en tant que traducteur. Mais en même temps, j’ai aussi reçu mes propres réponses… Et j’avais aussi demandé à Swami, dans mon propre cœur. Parce que vous savez, ce n’est pas facile dans la salle d’interview, de demander quelque chose à Swami… on oublie tout une fois qu’on est dans la salle. Mais à travers Anil Kumar, (traducteur officiel de Swami) je lui ai demandé. - J’ai dit : « Il y a tant d’accidents qui se passent à Maurice… donc on voudrait faire quelque chose. » - Et il m’a demandé : « vous avez une idée de ce que vous voulez faire ? » - J’ai dit : « Oui, un Yagya. » - Il a dit : « Vous savez comment faire un Yagya ? » - J’ai répondu : « non. » Après, il m’a invité à venir dans sa chambre. À cette époque, Anil Kumar résidait dans une chambre à Prashanti Nilayam, donc il m’a invité pour m’expliquer tout ce qu’il y avait à savoir sur les Yagyas. Il m’a aussi expliqué plusieurs choses à propos des différents types de Yagñas. Il a dit : « Normalement, pour éliminer tous les accidents, pour arrêter tous les accidents, c’est bien de faire un Mahakali Yagya. » ​ Donc j’ai reçu toutes les informations et je suis rentré à Maurice. J’ai commencé à tout préparer pour un Mahakali Yagya de trois jours. ​ Dans un Mahakali-Yagya, la Mère Divine nous aide à éliminer tous les ennuis et les problèmes. Elle élimine tous les types d’accidents. Elle a cette capacité, d’insuffler toute l’énergie positive dans notre pays. Donc une fois qu’on est retournés à Maurice, j’ai dû chercher un bon prêtre et il fallait que ce soit aussi lui qui arrange tout pour le Yagya. On a trouvé et on a aussi invité 108 prêtres, des Brahmanes. Ceux qui ont la connaissance pour effectuer des Yagyas. On a invité ces 108 prêtres pour effectuer le Yagya de 3 jours. » ​ « Dans le nord de l’Inde, on a cherché trois maîtres. On a cherché beaucoup de maîtres mais on n’a pas réussi, ils n’étaient pas qualifiés pour assumer la responsabilité de ce Yagya. Alors on a fait venir 3 maîtres à Maurice, ils sont venus et ils sont restés à Maurice. Et ils ont expliqué comment il faut faire le Yagya à travers le Yagyashala. Et là, on a appris qu’un Yagya, on a besoin d’une place propice. On ne peut pas faire à ciel ouvert, comme ça, à gauche à droite. Juste pour contrôler les énergies il faut que ce soit fermé. Alors ils ont commencé à faire ce yagya. On a vu la forme de Mahakali le soir, venir frapper à la porte de la chambre. De grands pieds bleus, énormes, avec des bracelets de cheville à grelots qui tintent, je n’ai pas ouvert la porte… elle est partie. Le dernier jour, il faut terminer le Poornahuti : la fin de ce Yagya. Le Yagya va terminer vers 13h00. Vers 11h00, le chef-prêtre n’arrive pas à continuer le Yagya. Parce que le feu s’éteint à chaque fois même s’il y a beaucoup de braises et de bois. Il a commencé à prendre contact avec ses textes et là il a constaté que le deuxième prêtre, il a récité un mantra qu’il ne faut pas… et dès le moment où il a récité ce mantra, il y a cette forme, qui est venue. La forme de ce mantra est apparue dans le yagya… et ça fait éteindre le feu. Parce qu’on n’arrive pas à donner le bon ingrédient. Dans l’ingrédient qu’on est en train de donner, il n’y a pas sa partie dedans. Et l’énergie est là et il attend. Pour nous faire comprendre qu’il est là, il fait éteindre le feu à chaque fois, cette énergie. On a essayé de faire le maximum mais on n’arrive pas à refaire prendre ce feu. Il y a beaucoup de fumée qui sort. Mais quand c’est comme ça, on ne peut pas continuer le Yagya. Le prêtre, c’est le dernier jour… il prend contact avec ses textes sacrés : « de quel ingrédient est-ce qu’on a vraiment besoin ? » Il a demandé à son prêtre : « quel mantra tu as récité ? » - alors il a calculé, vraiment, la signification de ce mantra. Et la forme de ce déva, son samagri c’est quoi ? son ingrédient c’est quoi ? qu’est-ce qu’il mange ? qu’est-ce qu’il consomme ? Et après on a constaté que l’ingrédient qu’il consomme, on n’a pas ici. C’était un dimanche, vers 13h00 tout est fermé. Juste pour chercher cet ingrédient, on a pris un taxi avec le prêtre et on a fait le tour de l’île Maurice. Juste pour chercher cet ingrédient. Finalement, on n’a pas eu ça dans un magasin parce que tout était fermé. On a eu ça chez quelqu’un que le prêtre connaît, qui vend ça dans sa maison. Il y a une petite boutique dans sa maison, lui il vend ça. Et on a eu cet ingrédient. Au lieu de terminer le Yagya à 13h00, on a terminé le Yagya vers 17h30. Mais on a réussi à terminer, quand même, le Yagya. Et au moment où on a mis cet ingrédient ; le feu reprend. C’est pour ça qu’il faut savoir faire. C’est très important. Par exemple, pendant un Mahakali Yagya, le kund n’est pas carré : il est triangle. » ​ « Et après, on a aussi commencé à faire les « Maha Sathya Sai Yagyas » avec les 1008 noms de bien-aimé Bhagawan, trois fois par jours. En sept jours, on a effectué ce Yagya de bien-aimé Swami. Et puis après, on a fait le « Saraswati Yagya ». On a aussi fait un « Ved purusha Saptaha Yagya » et ensuite, année après année, on a petit à petit organisé les « Ved purusha Saptaha JñanYagyas », « Maha Rudra Yagyas », « Laghu Rudra Yagyas », Maha Abishekam, Rudra Abishekam… toutes ces activités et tous ces Yagyas, on les a effectués. ​ Et à cette époque, les Yagyas comme les Pujas étaient effectuées par les prêtres. En même temps, on a commencé à apprendre comment officier. Quelles sont les qualités nécessaires pour faire, pour officier et réaliser toutes ces choses… et même en commençant avec tout ça, toute cette grâce Divine, je ne l’ai eu que par la bénédiction de notre bien-aimé Bhagawan. A partir de l’an 2000, j’ai commencé à faire tous les Yagyas entièrement moi-même. J’avais déjà commencé à organiser moi-même depuis 1999, mais en plus petite mesure. Et après j’ai commencé à organiser des Yagyas de 7 jours. » ​ Ces extraits sont tirés du livre PRASADAM 2014 et de l’interview « Transformation » de 2011. L'APPRENTISSAGE Swami Ajay : « Vous savez, quand je voulais apprendre les Bhajans j’ai supplié beaucoup de personnes. Je suis parti dans l’organisation, on m’a dit : - « Vous êtes affilié ? » - « non. » - « Vous ne pouvez pas apprendre avec nous. » ​ Je suis parti à d’autres places. Ils m’expliquent les Bhajans mais ce ne sont pas les Bhajans de Sai… c’est un autre type de Bhajans, ou les Bhajans classiques. Mais je ne me sentais pas bien parce que ce n’était pas ça que je cherchais. Au moment où j’ai eu les cassettes de Sundaram Sai Bhajans, à cette époque, et puis le livre, j’ai commencé à apprendre. Et je note tout ce que j’apprends, je fais une liste. Maintenant, c’est bien plus facile : vous partez sur YouTube et vous pouvez trouver en tapant « Sai Bhajans » . Et puis, vous apprenez. Et je vous rassure, apprenez ces 4 lignes, commencez avec des Bhajans faciles et essayez de chanter : vous allez y arriver. Si vous aimez Dieu, tout est possible. Il ne faut pas se décourager. Ce n’est pas facile mais quand on travaille dur, la satisfaction qu’on en tire est plus grande. C’est vous qui allez expliquer à nos enfants comment il faut faire les Bhajans. Croyez-moi. » ​ « Pour l’Arati, c’est plutôt à Dharmakshetra qu’on a eu l’explication. Moi j’ai toujours appliqué ce que j’ai appris avec M. Indulal Shah. Et pleins de gens ne savent pas comment faire correctement l’Arati de Sai. Mais là-bas, c’est sérieux et c’est bien expliqué. M. Indulal Shah, c’est quelqu’un d’inexplicable. C’est un petit homme, toute sa vie il est toujours resté avec Swami. Et son épouse aussi. Toujours. Très sages. Lui, c’est un très grand comptable à Mumbai. Pourtant il est toujours là et disponible. Toujours ponctuel, très admirable. Ça prend beaucoup de temps pour devenir comme lui. » « Comment j’ai reçu toute cette énergie, comment j’ai reçu tout cet amour, comment j’ai eu toutes ces idées et même toute cette inspiration ? – ce n’est pas facile pour moi de l’expliquer. Mais une chose est sûre, j’ai tout reçu à travers notre Maître bien-aimé : Bhagawan Baba. ​ Et… pour recevoir tout cet amour, c’était assez difficile pour moi. Parce que je ne suis pas quelqu’un qui connait tous ces principes. J’avais seulement demandé à Swami de « m’aider ». Et il m’a toujours aidé à travers ces activités, même encore aujourd’hui. Maintenant, j’organise tous types de prières. Avec sa Divine Grâce, j’officie tous types de Yagyas… et j’ai toujours aimé faire les Yagyas. Même toutes les Pujas. J’ai toujours beaucoup aimé le faire. Pas juste les Yagyas et les Pujas mais aussi la mise en pratique des enseignements de bien-aimé Bhagawan… tous ses enseignements. Vivre ses enseignements, être son enseignement. Et mettre en pratique, ressentir et transformer mon Soi profond, en recevant tant d’amour de sa part. Aujourd’hui, tout ce que je suis, c’est seulement par la Divine Grâce de notre bien-aimé Swami. Seul Swami m’a donné toutes ces choses et toutes ces opportunités de devenir quelqu’un et de faire quelque chose pour les autres. » ​ « Toutes ces choses que je fais, que j’ai déjà faites, je ne les ai pas apprises de quelqu’un : j’ai seulement observé tout le monde… seulement par l’observation. Mais tout ce que j’ai appris, je l’ai appris par notre bien-aimé Bhagawan. En allant à Prashanti Nilayam… en écoutant les enseignements de notre bien-aimé Bhagawan, les conférences qui avaient lieu à Puttaparthi, à Prashanti Nilayam. Les divins discours de Swami : tout ça m’a beaucoup aidé. Et à l’époque, je disais à Swami : « Si vous me donnez tout ça, toutes ces opportunités de propager votre message, je vais essayer de tout donner et de répandre votre parole sans penser à ce message comme une sorte de rituel, ou sans penser que ces informations ne sont que pour telle caste ou telle religion. Parce que c’est vraiment pour tout le monde. Maintenant que vous m’avez tout donné, je vais faire tout ce que je peux et travailler dur pour propager ce message à tout le monde sans faire la différence entre les castes, les religions, la couleur… tout ça. Comme ce message est pour tous, je vais essayer de le donner à tous sans penser à rien d’autre. » ​ Et ce message, je n’en ai pas reçu la connaissance dans les livres ! Pas même à l’université. Je n’ai appris tout ça nulle part. Je l’ai eu directement de Bhagawan. Les gens acceptent, ou ils n’acceptent pas : c’est la vérité. J’ai tout reçu directement de lui, comme c’est venu. Comment tout ça s’est développé ? – encore aujourd’hui, je ne sais pas. Mais ce que je peux dire, c’est que quand les gens me posent des questions, ils reçoivent leurs réponses… les bonnes réponses. Donc ça ne peut pas être moi qui donne la réponse. Il doit bien y avoir une sorte d’énergie, quelque chose, qui se connecte. Parce que moi-même, je ne connais ni les questions ni les réponses. Les réponses à toutes vos questions, je ne les ai pas ! Je ne les ai lues nulle part. Toute cette connaissance, ça aurait été impossible pour moi de l’avoir en un si petit laps de temps. Mais tout est venu dans l’air, juste « comme ça ». Quelque chose se connecte avec nous. Donc on essaye simplement d’écouter la question et puis on vous donne la réponse. Même en ce qui concerne toutes les prières, les Yagyas, les mantras… toutes ces choses. On n’a pas la connaissance de comment tout cela fonctionne. On connait uniquement Swami. On visualise Swami et puis on demande : « Swami, aidez-nous à être votre instrument ! Aidez-nous à recevoir l’inspiration ! Aidez-nous à être votre serviteur… » - c’est ainsi qu’on continue. Et une fois qu’on est clair sur le fait qu’on a bien reçu cette Divinité en Soi, qu’on veut donner des choses pures à tout le monde, c’est Dieu lui-même qui vient et qui nous aide. Pour pouvoir vous donner le bon message et les bonnes réponses. Mais, comment ça vient ? – jusqu’à maintenant, je ne sais pas. Je suis seulement ici comme serviteur. ​ Je ne peux pas vous dire que « je me connecte avec Swami ». Ce n’est pas bien de vous dire ça. Parce que ça crée plein de problèmes avec les gens et avec certaines organisations. Je ne ressens pas que je suis quelqu’un de spécial pour Swami. Même maintenant. Mais je sais simplement que j’aime faire le travail de Swami. J’aime Swami, j’essaye de mettre en pratique ses enseignements dans ma vie quotidienne aussi, pour devenir quelqu’un. Mais encore aujourd’hui, je n’arrive pas à dire : « je ne peux pas faire le travail de Swami ». – parce que c’est ma nourriture, ce qui me donne vie. C’est impossible pour moi de dire : « je ne peux pas venir faire le Yagya », parce que c’est ma nourriture, ma santé, mon amour, mon tout. Pour cette raison, j’imagine, Swami m’a donné mon propre Ashram pour que je puisse faire tout ce que j’ai dans les profondeurs de mon cœur. C’est aussi pour ça que Swami m’a toujours aidé à tout avoir. D’en bas jusqu’en haut. Même l’argent, tout, pour faire quelque chose pour toute l’humanité sans comité ou quoi que ce soit. Mon comité, c’est seulement mon Atma et le Paramatma. Mon seul comité c’est moi et Bhagawan. Comment est Bhagawan ? Est-ce qu’il m’aime, ou pas ? Est-ce qu’il m’apprécie, ou pas ? Est-ce qu’il m’aide, ou pas ? – je ne sais pas. Mais toutes ces choses se passent devant vos yeux. Donc on fait tout. Mais je n’ai pas la connaissance pour savoir ce qui m’arrive, comment ça vient, comment ça part, comment ça se manifeste, comment ça réussit. Je ne sais rien. Mais je sais une chose : vous êtes contents, je suis content, Il est content, tout le monde est content. Donc c’est ok, c’est bien. » LE BHAJAN HALL Comme pour la venue d’un enfant sur Terre, après neuf mois de préparation et de douleurs, une naissance miraculeuse se produit. La construction du Bhajan Hall à Rivière du Rempart trace un parallèle profond avec notre vie : bien qu’elle soit faite de hauts et de bas, de tribulations et de tests, si nous avons la force de les surmonter et de les accepter, tout est réalisable ! ​ Malgré tous les problèmes et tous les imprévus liés à la construction, elle fut extrêmement rapide : neuf mois seulement pour un Ashram complet. Tout cela fut réalisable uniquement par la prière, la patience et le labeur de centaines de personnes ; et tous ces sacrifices portèrent leurs fruits. Le Bhajan Hall devint non seulement un espace de dévotion et de recueillement pour tous, mais également un symbole profond rappelant à chacun que lorsque des intentions pures se manifestent dans le cœur de l’humain, Dieu leur permet de se concrétiser avec splendeur. MISE EN PLACE DU NOUVEAU LIEU Les activités déjà en place dans l’ancien Bhajan Hall sont maintenues : la migration complète vers le Bhajan Hall aura lieu après l’inauguration, qui se déroulera pendant toute la semaine du 20 avril 1996. Depuis, le bâtiment regroupe : - un Sai shop avec des articles spirituels et dévotionnels plus une librairie - un temple dédié à Shirdi Sai Baba (première salle) - une seconde salle pour les bhajans, ornée de photos et statues, le trône, - une bibliothèque, - un appartement avec plusieurs chambres. Extrait d’un article de presse – 1996 « Swami Ajay a donné sa vie à Baba. Il affirme en rentrant de son voyage : « Mo pane kapav vinn enn professionnel dans la loi mais mo fine fer mo maximum pou vine enn dans social ek cote humanitaire. Je n’ai pas pu devenir un professionnel dans la loi, mais je fais mon maximum pour devenir un professionnel dans le social et du côté de l’humanitaire. » Le Bhajan Hall accueille aujourd’hui petits et grands de toutes communautés. Swami Ajay a plus tard lancé des temples en France, au Portugal et en Angleterre, placés sous la responsabilité de dévots étrangers. » INAUGURATION - avril 1996 « Quelques étrangers, dont certains français, reçurent la grâce de pouvoir participer à l’inauguration du Bhajan Hall qui dura une semaine. Chants, processions, rituels et discours se soutinrent à un rythme continu, pendant ces journées. Un prêtre fut chargé des rituels d’inauguration, et dirigea pendant plusieurs jours les prières et les Poojas, sur de grandes statues en marbre venues de l’Inde. Un filet de Divin Nectar coula régulièrement pendant plusieurs heures depuis le sommet du crâne des statues de Ganesh et de Shirdi Sai Baba, et Saraswati versa des larmes d’Amrita. Toutes les personnes présentes purent assister à ce miracle avec émerveillement. Le Divin breuvage fut recueilli dans un petit récipient et distribué aux fidèles. Cette statue est bien vivante, je dois en convenir et j’expérimente réellement qu’ : « il n’y a qu’un seul Dieu, il est omniprésent. » « De Sai au Soi » - pages 60 à 70. Cérémonies d'ouverture 1. Procession – 5kms avec les Murtis en voiture et à pied, célébration, chants. 2. Inauguration – Ouverture des portes puis Satsang d’inauguration. 3. Murthi Sthapna – Rituel pour insuffler la vie dans les statues. 4. Puja Vidhis – Rituel d’offrandes sur les statues 5. Les Murtis sont scellées dans leurs emplacements puis elles sont habillées. 6. Mahaprasad – tous les repas sont offerts aux participants, midi et soir. 7. Célébrations – Pièce de théâtre en hindi, Bhajans du groupe français, Satsangs et conférences. Spectacles de danse, concerts de musique. 8. Poornahuti – Clôture de la semaine d’inauguration par un Yagya, avec offrande d’ingrédients au feu où les participants répètent ‘Swaha’. La date d’inauguration fut choisie en fonction des activités organisées à l’ashram de Prashanti Nilayam. À cette période, une fête importante dédiée à Rama dure sept à huit jours : c’est le Rama Navami. L’inauguration s’est également déroulée sur une semaine au même moment. LES ACTIVITÉS DU BHAJAN HALL Concernant la présentation du programme et des activités du Bhajan Hall, Swami Ajay l’a faite lui-même dans un discours d’inauguration : « Chers frères et sœurs, AUM SAI RAM. » ​ « Par la Grâce Divine de Bhagawan Shri Sathya Sai Baba, je vous souhaite à tous la bienvenue en cette heureuse occasion de l’inauguration du Bhagawan Shri Ram Sathya Sai Baba Hall et Mandir. Notre programme comporte des activités religieuses, spirituelles et sociales : Puja Vidhis, Murthi Sthapna (rituels), discours sur la spiritualité et la société. Ce programme commence aujourd’hui, samedi 20 avril 1996 et se terminera le mercredi 24 avril 1996. Cependant, les activités de Service, Spirituelles et Sociales (les 3 S) continueront et le public dans son ensemble est invité à y participer. Je vous propose d’étudier le détail du travail qui sera accompli au profit des enfants, des adultes, des femmes et de vous-mêmes. Suivons le chemin montré par Baba. « Servir l’Homme c’est servir Dieu. » ​ Bhagawan Shri Sathya Sai Baba répand sa Grâce Divine en ce lieu, depuis le 23 novembre 1993 et jusqu’à ce jour. Depuis lors, nous chantons quotidiennement des kirtans et des bhajans sans interruption, de 19h15 à 20h15. Les frères et les sœurs des quatre coins du pays et même de l’étranger (Suède, France, Portugal, Ile de la Réunion, Afrique du Sud, etc.) sont arrivés ici pour obtenir l’Amour et la Grâce de Sai Baba. Dans l’espoir du darshan et des miracles de Bhagawan Shri Sathya Sai Baba, je suis parti une première fois à la demeure de Baba, Prashanti Nilayam, en 1994 et, pour des raisons évidentes, je décidai de rester en Inde. Mais Baba en décida autrement. Lors de ma seconde visite auprès de Baba à Whitefield (Bangalore), j’écrivis dans une lettre mon intention de construire un Bhajan Hall qui serait dédié à l’humanité. Baba prit ma lettre de bonne grâce. Trois jours après, j’obtins un précieux cadeau de Baba et le plan de ce Bhajan Hall. Baba me dit : « Ne demande aucune participation, j’enverrai mes fidèles (Bhaktas) pour cela. Je prendrai soin de tout, ne t’inquiète pas. » ​ Bien sûr, Baba a pris soin de tout et le Hall a été construit par tous et pour tous. La construction du Bhajan Hall commença en mars 1995, par la cérémonie de pose de la première pierre. Aujourd’hui, nous commençons la cérémonie d’inauguration de cet édifice religieux béni. Sa construction et son achèvement ont été véritablement rendus possibles par la Grâce de Baba et l’amour de tous. Il y a toujours la bénédiction et la permission de Baba pour accomplir Son travail. Il est l’Avatar de cet âge (Yuga), tout se fait par Sa volonté, sur Son ordre et avec Sa permission. Souvenez-vous toujours que : « Une maison se construit avec les mains, mais un foyer se construit avec le cœur, de même qu’un temple (Mandir) se construit avec l’Amour, pas avec l’argent. » et que « Le Seva à temps partiel est une bénédiction à temps partiel ; le Seva à temps complet est une bénédiction à plein temps. » ​ Il est bon de chanter des kirtans, des bhajans et de faire des pujas, ils nous libéreront de tous nos péchés. Nous devons toujours choisir d’entretenir de bonnes pensées et nous devons nous promettre de faire toujours le bien. Il est inutile de regarder ou de participer aux mauvaises choses qui nous entourent. Elles peuvent nous causer un tort considérable. Le droit chemin et des choix corrects, voilà ce qui est le meilleur pour tous et cela bénéficiera à vos enfants qui suivront votre exemple. « Faites le bien, voyez le bien et soyez bons. » ​ Toutes les choses vivantes ont une âme (Atma). L’âme, c’est Dieu. L’âme est Brahma, Vishnu, Shiva, Rama, Krishna, Jésus et Allah, etc. Écoutez toujours votre âme. Baba est Dieu, Il a déjà conquis des millions de cœurs de par le monde. Nous devons venir à Lui avec une foi et une confiance fermes. Faites un pas vers Lui, Il en fera cent vers vous. Baba a déjà dit qu’Il n’était pas venu établir une autre religion. Sa religion est la religion de l’Amour. Chacun doit continuer à prier sa divinité (Ishtadevta) préférée – le Seigneur Shiva, Rama, Krishna, Jésus ou Allah – mais il doit prier Dieu comme l’UN. Quant à moi, je ne suis pas le seul à être l’instrument de Dieu, à cause des miracles. Chacun d’entre vous est l’instrument de Dieu. N’en doutez pas, dans les années à venir, nous allons tous rencontrer et endurer d’innombrables difficultés, des problèmes sociaux et des désastres naturels. De plus en plus d’instabilité va très probablement surgir dans nos maisons, nos familles, dans le pays et dans le monde entier. Aujourd’hui, pour vaincre tout cela, pour obtenir le privilège de vivre en paix, en harmonie, dans l’Amour et être heureux, nous devons prier, chanter des kirtans et des bhajans, nous réunir pour des satsangs. Partagez l’Amour avec tous. Cessez de critiquer, de jalouser, de haïr, de tenter de nuire aux autres. Remplacez tout par l’Amour. ​ Baba dit : « Aimez tout le monde et servez tout le monde. » (Love all, serve all). ​ C’est avec cette très grande pensée de Baba que les activités de Seva sont menées au Bhagawan Shri Ram Sathya Sai Tirtha Sthaan. Je demande à tous les frères et sœurs, aux parents, aux étudiants et aux enfants d’adhérer aux activités mentionnées ; Les activités concernent les différents domaines de la vie : Pujas, Seva, Kirtans, Bhajans, classe de Bal Vikas pour les enfants et les adultes, consultations médicales gratuites, cours scolaires et professionnels gratuits pour les étudiants, conseils d’orientation professionnelle et assistance juridique spéciale pour les travailleurs et ceux qui sont en difficulté. Venez donc sincèrement, remplis d’Amour pour Baba, débarrassez-vous de toutes vos craintes, de la jalousie, des antipathies, de la haine, des critiques, de l’ego, des doutes et de la négativité. Dieu est avec vous, Dieu est en vous, il suffit juste que vous en soyez conscients. ​ « Dieu est Amour, l’Amour est Dieu. » ​ La mission de Baba est de nous maintenir dans l’Amour et la Paix. A présent, j’adresse une pensée spéciale à l’attention des impotents, des handicapés, des malades, de ceux qui souffrent et de nos personnes âgées. Il est de notre devoir aujourd’hui de leur donner autant que possible notre amour et notre attention. Nous devons prier pour eux. AUM SAI RAM. » (Source : site swami-ajay.fr) Le coeur de chaque personne est un petit Prashanti Nilayam. - SWAMI AJAY ENFANCE de 1969 à 1990's SA MALADIE 1989 - 1993 MIRACLES année 1993 LES DÉBUTS années 1994 - 95 LE BHAJAN HALL 1996 - 2000 MISSION depuis 1997 Ces articles sont des versions réduites de l'histoire complète. ​Dans ce recueil biographique, plusieurs ouvrages sont cités en utilisant les extraits par ordre chronologique et se proposant de reconstituer l'histoire de Swami Ajay. Il est important de comprendre que cela ne remplace pas la lecture des ressources originales, qui ont une toute autre approche.

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