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M I S S I O N    I N T E R N A T I O N A L E

1997 - 2021

QUELQUES MOTS SUR LA MISSION DE SWAMI AJAY

Swami Ajay a pour objectif de partager une spiritualité simple, universelle, accessible à tous et surtout adaptée à notre époque. Il ne cherche pas à attirer des disciples ni à convertir : le message qu’il transmet n’est pas limité à une religion ou à une communauté et il partage un enseignement « de base ». Ce sont les fondations sur lesquelles se bâtit le comportement. Cet enseignement peut être appliqué à tout âge, pour toute croyance ou tradition, surtout basé sur la connaissance de soi-même et la simplicité. Il reconnecte chacun au fil d’or de toutes les croyances : la dévotion, le respect, les valeurs, la droiture et la sincérité. Swami Ajay inculque tout cela avec patience, dans le but d'aider à se sentir plus libre, plus léger, plus conscient du monde qui nous entoure. Sur le long terme, le but de ce travail est d’aider chacun à comprendre la vie et la spiritualité pour ensuite aider les autres et transmettre ce flambeau de lumière. Car ce dont l’humanité a désespérément besoin, c’est de se rassembler et non de se diviser.

Swami Ajay propose des satsangs (conférences) dans de nombreux pays où il organise également des rencontres et des rituels d’offrande par le feu appelés ‘Yagyas’, chaque année. La qualité de son travail se confirme par la transformation intérieure qui se déclenche dans son entourage.

Swami reste très discret quant aux manifestations qui continuent à se dérouler à travers lui... Il saisit chaque occasion de mettre Dieu en avant, affirmant : « je ne suis qu’un serviteur de Dieu. Et pour vous tous, je suis un frère. Je ne veux pas de publicité et je ne viens pas pour prendre votre argent. Ne m’accueillez jamais comme l’homme miracle, car je ne suis qu’un instrument... Ce qu’on veut vous aider à développer, c’est votre relation de cœur à cœur avec Dieu, vous faire comprendre qu’il n’y a pas d’intermédiaire. Dieu ne parle pas à travers quelqu’un, il ne possède pas quelqu’un comme un esprit le ferait, pour parler. En revanche, il utilise certaines âmes pour faire son travail et pour guider les autres. Nous sommes des instruments dans ses mains... Pour ce qui est des manifestations, tout dépend de notre Karma. On ne sait pas. Dans ce sens, nous pouvons tous être des instruments de Dieu ! »

LA GESTION DES FINANCES

Swami Ajay : « Les gens me demandent souvent comment je vis à Maurice, car j’ai une voiture et je semble ne manquer de rien. Je ne peux rien expliquer, parce que je ne comprends pas moi-même. J’ai pourtant souvent essayé de calculer... Mais je sais économiser, chers frères et sœurs. On garde de côté tout l’argent reçu ici et on l’utilise au moment propice. Nous faisons toutes les activités à Maurice, sans dépendre de quelqu’un.

Par rapport aux activités que nous faisons au Bhajan Hall, l’Île Maurice a 50 ans de retard, parce que nous appliquons ce que nous avons appris en Europe. Tout le matériel sophistiqué ou les projecteurs, viennent de l’Europe. La sonorisation a été achetée par les dévots belges. Nous avons du matériel très professionnel, comme à Puttaparthi. Les Réunionnais qui ont fait l’installation du matériel dans le Bhajan Hall, sont d’abord allés en Inde pour étudier l’installation réalisée à Puttaparthi. Tout a été fait gratuitement. Nous avons des sonos pour enregistrer des CD de Bhajans et, depuis six mois, nous avons trois projecteurs.

Pour l’anniversaire de Swami, plus de 1000 ou 1500 personnes viennent participer. S’il manque de place dans le Bhajan Hall, les personnes peuvent quand même suivre le programme depuis l’extérieur grâce aux projecteurs, qui sont installés de façon permanente. Peu de personnes pourraient faire les activités que nous faisons à Maurice : il faut avoir Sa Grâce, il faut pleurer tous les jours, il faut aimer son prochain, accepter de donner son temps, être disponible pour aider tout le monde, pas seulement pour la famille, mais aussi pour la famille qui est à l’extérieur. Même si on a un problème, il faut toujours être souriant, pour ne pas décourager la personne qui vient nous voir avec ses préoccupations. L’accueil et le sourire : ces deux choses peuvent faire partir la moitié de ses problèmes. Cela ne s’apprend pas en un seul jour, surtout quand on est jeune. Les gens ne réalisent pas tout ça. »

LE MARIAGE DE SWAMI AJAY 

En 1997, Swami Ajay voit Bhagawan en méditation.

Il semble s’assoir sur le fauteuil du Bhajan Hall, puis tout à coup, sa forme change et se transforme en celle d’une jeune femme dont le visage lui est familier. Cette vision se reproduit pendant l’Arati… Il reconnaît le doux visage de la jeune femme, qu’il connaît du cercle de dévots avec qui il chante les Sai Bhajans. Puis, son prénom apparait sous forme de message codé en Vibhuti sur un des cadres, à deux reprises : la première fois sur la vitre... la seconde fois entre la vitre et la photo dans le cadre. Le message laisse le jeune Swami Ajay perplexe, mais il l’interprète et le comprend. Tout se passe très vite, en quelques jours... Swami Ajay contemple, réfléchit longuement à la signification qui lui paraît évidente. Le 23 novembre, il organise la célébration de l’anniversaire de Sai au Bhajan Hall, habillé de son vêtement donné par Sathya Sai Baba. La jeune femme en question vient pour danser (danse traditionnelle)… Ils sont habillés de la même couleur : un rose fuschia éclatant, couleur du Lotus. Le temps se retrouve comme figé : il réalise qu’il est profondément amoureux d’elle ! Il en parle alors aux personnes les plus proches de son entourage, mais ellesne sont pas favorable à un mariage, quel qu’il soit... toutefois, le jeune Swami étant guidé par son cœur et son amour intérieur pour Dieu, décide de demander la jeune femme en mariage. Il part en taxi chez son père et demande sa main, proposition qu’elle acceptera par la suite ! Ils se marient en juillet 1997. Son mariage lui apporte alors une grande stabilité grâce à l’aide dévouée de son épouse et de sa belle-famille, dans l’accomplissement de l’immense travail qui lui fut confié. 

Swami Ajay : « avant 1997, des gens venaient me voir ou m’écrivaient presque tous les jours pour me faire des propositions de mariage. Des filles m’écrivaient qu’elles allaient se suicider si je ne les épousais pas et certaines me téléphonaient en disant que Swami leur avait dit de se marier avec moi… d’autres allaient voir Tatie pour lui dire que je leur avais pris les mains. Mais c’était faux ! Ça devenait très difficile… cette situation devenait intenable et je devais prendre une décision. Si je ne me mariais pas, je courais le risque d’être blâmé comme c’est arrivé à des Swamis à l’île Maurice qui avaient plusieurs femmes dans leur ashram. Quand une mauvaise réputation se crée, on ne peut rien faire contre, même si l’on est innocent. J’ai fait beaucoup de prières pour que tout cohabite harmonieusement parce que je devais continuer le travail, même une fois marié. J’ai toujours expliqué aux gens que je ne me mariais pas pour des raisons personnelles. il était nécessaire que pendant mon absence, quelqu’un reste sur place pour la continuité du travail dans le Bhajan Hall. Jusqu’à présent, une personne assurait un mi-temps puis elle devait rentrer chez elle, mais ce n’était pas suffisant. Il fallait quelqu’un ici en permanence, en cas de problème et pour prendre les responsabilités quand je n’y étais pas… Et cette famille était parfaite pour continuer le travail de Swami parce qu’ils sont dévoués, ils chantent les Bhajans. Beaucoup de personnes pensent qu’une vie conjugale n’est pas bonne surtout quand on mène une vie spirituelle. Mais avant le mariage, j’ai expliqué à Beena comment il fallait vivre car il ne fallait pas gaspiller les énergies que Swami nous donnait, sinon nous ne pourrions plus contrôler le Bhajan Hall. Tout a été construit avec beaucoup de courage, d’énergie et d’Amour - et il fallait continuer à mettre en pratique une discipline de vie. Les activités ici se font pour Dieu et les bhajans commencent à 19h15, que les gens viennent ou non, car Swami est là tous les jours. Nous ne faisons pas les choses pour les gens, mais pour Dieu. Tout le monde chante pour Baba, pas pour ses amis et je ne peux pas forcer les personnes à venir, mais la porte est toujours ouverte. Je pense que Swami teste beaucoup de gens, il essaye de voir combien de temps ils peuvent rester ici. Certains sont venus, ont travaillé pendant deux ans, ont fait du seva et sont partis. Que s’est-il passé ? Je l’ignore, c’est Swami qui décide. Je sais que nous faisons de bonnes choses pour rendre les gens heureux, les soulager, les rendre légers. S’ils ont des problèmes, on leur donne des prières. Mais s’ils ne viennent pas, on ne peut rien pour eux et l’activité doit quand même continuer... »

LE TRAVAIL QUOTIDIEN DE SWAMI AJAY 

Témoignage de Yan, dévot français vivant au Portugal, qui a passé plusieurs mois en compagnie de Swami Ajay à l’île Maurice en 1996 :

« Il est vrai que les miracles touchent le cœur, ils déclenchent une sorte de réveil chez celui qui y assiste. Mais, finalement, ce qui m’a le plus marqué, c’est le dévouement d’Ajay envers les enfants des classes de Bal Vikas. Comme je conduisais la voiture, j’ai eu l’occasion d’accompagner Ajay à l’école. Il discute régulièrement avec le Directeur de l’école, à propos des programmes et des difficultés rencontrées par certains enfants. Il suit chacun d’entre eux et rencontre les professeurs, pour rechercher d’où proviennent les problèmes et y remédier. Après les classes de Bal Vikas ou après les bhajans, il parle aussi directement avec les enfants et leur demande quel est leur problème, qu’est-ce qu’ils n’ont pas compris. Il discute pendant des heures avec eux, parfois avec sévérité, mais toujours avec beaucoup d’Amour. Je l’ai vu apprendre à des enfants à compter en jouant à des jeux de société. Quand il trouve le moyen de faire passer un message en jouant, il saisit tout le temps cette occasion. Si un seul enfant a des difficultés à l’école, il insiste pour qu’il réussisse ses examens. Un jour, ces jeunes seront reconnus comme venant de l’école de Sai Baba et Ajay dit qu’ils ne peuvent pas se permettre de ne pas réussir. Donc, il n’économise pas son temps, ni sa peine pour les aider et visite même les familles pour discuter avec les parents.

Les gens viennent au Bhajan Hall avec des problèmes familiaux ou de santé, avec toutes les difficultés de l’humanité que l’on peut imaginer. Ajay est toujours là pour les recevoir, les aider, leur tendre une oreille attentive, prier ensemble. Il passe des heures avec les gens, pour leur donner des conseils, leur montrer comment prier ou faire une puja. Pendant mon séjour au Bhajan Hall, ma chambre étant proche de celle d’Ajay, j’ai pu constater qu’il ne dort pas avant trois heures du matin. Il écrit des lettres, prépare les programmes de chants ou les prochaines fêtes religieuses, organise la journée du lendemain, fait les comptes du Bhajan Hall. La nuit, je l’ai souvent trouvé adossé à son pas de porte, perdu dans ses pensées, mais à cinq heures du matin, il était le premier debout. Quand Ajay part en groupe pour faire des bhajans sur l’Ile Maurice, les gens lui demandent généralement des conseils. Il leur répond avec beaucoup d’amour et de sincérité. Il ne prépare pas ses discours à l’avance, il parle très simplement, de cœur à cœur. Il met systématiquement Sai Baba en avant, mais jamais lui. Ajay place Swami au-dessus de tout. Quand je suis allé à la plage avec Ajay, il a chanté dans l’eau son Amour pour Dieu. Les gens le regardaient, mais il était heureux de chanter pour Dieu. A nos yeux, Ajay peut paraître spécial, mais aux yeux de Dieu, il est un instrument, qui a probablement la possibilité d’accomplir plus de travail que d’autres. Pour lui, le travail pour Swami est important, le reste est secondaire. Il est centré sur Sai Baba en permanence. Je tiens à dire à ses détracteurs qu’Ajay essaye, au maximum de ses possibilités, de vivre la parole de Swami chaque jour de sa vie, en parole et en action. Par exemple, pendant la construction du Bhajan Hall, il prenait toujours le travail le plus pénible et le plus salissant. Il enlevait les pierres, faisait le ciment ou passait le sable au tamis, sous les trente degrés à l’ombre de Maurice. Je me suis souvent demandé comment il pouvait travailler autant, parce que je ne le voyais pas dormir. Bien qu’il ne dorme que deux ou trois heures par nuit, je n’ai jamais entendu Ajay se plaindre.

Le Bhajan Hall ne s’est pas fait tout seul, il s’est fait avec beaucoup de travail et de soucis. Je souhaite vraiment rendre hommage à Ajay, car il ne s’attribue aucun mérite. Lorsque tout se déroule bien, il remercie Swami, en disant que sa tâche a été accomplie avec succès grâce à Lui. Je ne l’ai jamais vu se mettre en avant, pour quelque raison que ce soit. Ajay essaye d’appliquer toutes les recommandations données à l’humanité par Sai Baba. J’ai rarement rencontré quelqu’un qui pense si peu à lui et tout le temps aux autres. »

 

(1998, témoignage de Yan)

LA BASE DE L'ENSEIGNEMENT TRANSMIS PAR SWAMI AJAY 

Au fil du temps, les activités de l’ashram se développèrent ainsi que son infrastructure. En 2005, un chantier d’extension de l’ashram commence sur un grand terrain situé à environ 15 minutes du Bhajan Hall, à proximité de la mer. En 2006, Swamiji construit une grande villa sur un autre terrain tout proche du Bhajan Hall. Elle sera destinée à accueillir les fidèles étrangers. En plus de ces projets qui l’occupent beaucoup, les activités continuent à l’île Maurice et s’étendent bien au-delà : la mission en Europe commence. Les groupes locaux, avec ses bénédictions, établissent plusieurs Bhajan Halls et centres... Un grand Yagyashala (structure en bois pour les Yagyas) est construit par les dévots au Portugal, donnant un lieu abrité et fixe pour le Yagya annuel. Swami Ajay effectue une Tournée Européenne chaque été, donnant tout son amour à l'humanité ; quelle que soit la croyance, religion, ethnicité ou l'âge.

Son souhait est de contribuer à la paix dans le monde et à l’épanouissement de la dévotion dans les cœurs.

 

La profondeur de ses paroles purifie tous ceux qui assistent aux satsangs et les aide à progresser dans leur quête spirituelle... Il se rend accessible, répond aux questions et permet à chacun de venir trouver ce qu’il cherche. Swami Ajay aborde de nombreux sujets et la majeure partie de ses conférences sont enregistrées puis retranscrites à l’écrit, ce qui permet de les conserver. Comme pour toute parole sacrée, elles contiennent multiples couches de sens et de symboliques que l’on découvre et redécouvre tout au long de sa vie. En tant que serviteur de l'humanité, il est surtout intéressé avec l'amour de Dieu qu'il ressent et reçoit à travers les humains, à travers leur amour simple et sincère, puisqu'il voit Dieu en chacun de nous. Ainsi, il nous montre le chemin en donnant continuellement sans compter et sans rien attendre en retour.

 

Pour accélérer la transformation de l’humanité, il matérialise de nombreux Lingams et objets sacrés pour les pays ou pour certaines personnes, toujours dans le but d’aider à l’évolution et à l’élévation spirituelle. Il prépare alors trois Shivalingams principaux que l’on qualifie de « Chaal », qui voyagent maintenant de maison en maison, surtout en France et en Belgique, distribuant l’énergie Divine partout où ils passent.

LA DÉVOTION

Satsang par Swami Ajay, tournée européenne 2015 :

 

« Comment créer une relation avec Dieu ?

Quelle est notre lien avec Dieu ?

Qui est Dieu ?

Où est sa résidence ? il habite où ?         

Dieu est à l’intérieur de nous : sa maison est notre cœur, notre corps physique. Il nous aide à réaliser tout ce qu’on fait. On est venus pour accomplir nos devoirs que l’on n’a pas pu terminer ; c’est le karma. On s’incarne dans le Kalyug pour finir quelque chose qu’on n’a pas pu terminer. La seule chose que Dieu nous demande, c’est qu’on soit heureux… Et sur cette Terre, c’est seulement Dieu qui peut nous aider. C’est vrai qu’on a des difficultés. Dieu sait qu’on a des difficultés. Mais on a créé cette situation nous-mêmes. Pourtant, il ne nous laisse tomber ! A un certain moment, on n’arrive pas à accepter tout ça. On voit que c’est très lourd… En faisant des prières, on fait l’effort de surpasser les difficultés. Mais à un certain moment, c’est tellement lourd qu’on n’y arrive pas. Là, c’est le bon moment pour tout abandonner aux pieds de notre seigneur. Beaucoup de fois, on n’arrive pas à abandonner parce qu’on pense : à quoi ça sert ? … et comment abandonner ? Comment abandonner tous nos problèmes ? … Je vous dis une chose : il ne faut pas penser à vos problèmes, à ce moment-là. C’est Dieu qui s’occupe de tout.

 « S’occupe de tout » ne veut pas dire que vous n’avez rien à faire, non – mais Dieu se manifeste dans la forme d’un humain pour venir vous aider. Il y a quelqu’un qui vient nous aider. On ne pense pas à ça… on croit que tout doit se résoudre, comme par magie. Mais j’ai toujours expliqué que Dieu aide celui qui s’aide lui-même.

Par exemple, quand quelqu’un ne nous aime pas, alors là c’est le moment où vous avez le choix. Sois vous restez dans la négativité, sois vous choisissez la lumière. Dès le moment où vous avez l’amour, vous avez la croyance, alors en visualisant la personne positivement vous pouvez transformer la personne avec du temps. Vous pouvez aider la personne ! Même s’il y a beaucoup de problèmes, beaucoup de difficultés, il faut que vous ressentiez que vous êtes au-delà de tout ça. Une nouvelle dimension. Vous faites votre prière, et croyez. Il ne faut pas laisser se perdre votre foi. La croyance c’est juste : vous continuez à faire même si ça ne se débloque pas. Vous, vous évoluez ! et vous continuez.

 

Pourquoi expérimenter Dieu ?

Pour qu’on puisse avancer dans notre vie. Transformer notre vie. On peut être encore meilleurs qu’hier… Et il arrive un moment où tout ce que l’on est en train de faire ce n’est pas pour soi-même, c’est pour les autres ! Par exemple, les parents travaillent. Mais ils ne dépensent pas leur argent pour eux-mêmes, ou très peu… c’est pour leurs enfants. Pour donner un futur et de bonnes conditions de vie à leurs enfants. Ils se sacrifient pour leur famille. Mais c’est important de se sacrifier et de se transformer intérieurement, aussi. On fait l’effort de devenir une lumière pour les autres. En anglais, on dit: “show light for those who are in darkness”. Donner la lumière pour ceux qui sont dans les ténèbres. Leur apporter cette bonne énergie, comme les parents d’une grande famille. Si vous voyez que vous avez cette occasion de partir écouter un satsang, ou dans des conférences spirituelles qui peuvent vous aider : allez-y. Il y a toujours quelque chose qui vous y attend.

Et c’est Dieu qui vous y envoie, parce que vous avez quelque chose à faire.

Quand vous rentrez, vous n’êtes plus seulement un papa ou une maman, ni un frère ou une sœur : vous devenez ange de cette maison… parce que vous êtes remplis de la connaissance ! La conscience, l’amour, la beauté. Vous rentrez et vous devenez Dieu pour cette maison. Instrument pour cette maison ! Ange pour cette maison et cette famille. C’est sûr que quand vous allez retourner chez vous, il y a cette énergie qui va se manifester dans votre maison. Et ça reste toujours dans notre corps physique, du moment qu’on reste positifs ! Je sais que ce n’est pas facile. A expliquer c’est facile mais de mettre en pratique ce n’est pas facile. Mais c’est important de mettre en pratique petit à petit… Lorsqu’on est attachés avec des choses positives, même s’il y a une énergie qui est négative, ça ne va pas nous apporter de mal parce qu’on est au-delà de cette énergie. Tant qu’on est sincères envers soi-même et qu’on fait l’effort d’avancer dans notre vie, il y a Dieu qui est toujours là ! Et la plus grande chose, c’est l’amour. C’est l’envie de faire, l’envie de se transformer, l’envie de donner, l’envie de partager…

On parle de « Dieu », mais on ne le voit pas. On peut juste le ressentir.

Il se manifeste dans plusieurs formes… C’est très, très, très profond. Les parents sont une forme de Dieu. Un vrai maître, un Guru, c’est une forme de Dieu. Si vous avez un maître dans votre vie, vous avez de la chance. C’est lui qui va vous donner plus d’informations sur Dieu. « Ishtadevta » en sanskrit, c’est votre Dieu préféré. Chaque humain préfère telle ou telle forme, telle ou telle croyance. Le maître est là pour vous guider sur ce chemin, en vous donnant le véritable sens des écritures, en vous donnant plus d’informations sur votre forme préférée et en vous inculquant la tolérance pour les autres formes, car toutes ces formes ne sont que des manifestations d’une seule énergie : « Dieu ».

Le mot GURU est composé de deux syllables, en sanskrit : « gu » c’est quelqu’un qui a la connaissance. « gu » c’est quelqu’un qui a l’amour pour le seigneur. C’est quelqu’un qui est l’exemple de l’enseignement de Dieu… c’est quelqu’un en qui vous voyez Dieu. « gu » c’est « ressentir l’amour ». Et « ru », c’est : éliminer nos difficultés. La personne qui a la capacité d’éliminer nos difficultés. Pas par magie, mais par l’enseignement. La personne qui a la capacité de nous donner la lumière… la personne qui a la capacité de nous apporter du bien ! La personne qui a la capacité à nous aider pour éclaircir et éclairer notre chemin. Pour apporter plus de lumière en soi-même. C’est la définition d’un « guru ».

Quelque part dans le texte sacré, ils expliquent aussi que le guru lui-même est Dieu. Mais il faut savoir ce que cela signifie.

« Guru Bramha, Guru Vishnu, Guru Devo Maheshwara ».

Aujourd’hui, on a beaucoup de maîtres… mais on a peu de sincérité. Mais à cette époque, quand on parlait de « guru », c’était quelqu’un de très, très grand. Quelqu’un d’honnête. Quelqu’un qui donne ! Qui se donne lui-même. Qui n’attend pas quelque chose en retour. Qui partage… et un guru n’est pas quelqu’un qui a la jalousie. Un guru c’est quelqu’un qui est toujours là, sincère, pour quelqu’un. Un guru sait faire la différence entre le bien et le mal… et il sait nous donner le discernement pour que nous aussi, on puisse faire la différence. Un guru est quelqu’un qui va toujours diriger son disciple, ses élèves, vers la vérité ! Le plus important, c’est qu’un Guru n’attend jamais quelque chose en retour. Il est là pour se sacrifier lui-même ! ça, c’est un guru. Et jamais il ne va dire de mensonges ! Un guru, c’est simple. Un guru, il va toujours s’associer lui-même avec Dieu ! Un guru, il est toujours là pour partager sa connaissance. Un maître, il est le Créateur… il est le Préservateur : il construit les personnes. Il préserve toutes les bonnes qualités. Il construit et nourrit les personnes. Il a la capacité de détruire toutes nos mauvaises qualités, mais il ne détruit pas les personnes. Un vrai maître, il y a toutes les solutions qui sont en lui. Parce qu’il y a Dieu qui se manifeste en ce guru. Il est une forme de Deva, dès le moment où ce maître a toutes les qualités dont j’ai déjà parlé.

« Guru sakshat Parabramha, Tasmaye Shri Gurave Namaha»

C’est la grande énergie de Dieu qui se manifeste en ce maître et qui lui donne le pouvoir, la capacité, l’énergie, pour qu’il puisse parler de la gloire du seigneur. Aujourd’hui, dans le monde actuel, c’est très rare qu’on puisse avoir un bon Guru. C’est très rare qu’on puisse avoir vraiment un bon maître. Beaucoup ont trahi la confiance des gens. C’est pour ça qu’aujourd’hui les gens n’ont pas confiance en les maîtres, ni en les gurus. Et c’est pour ça qu’en arrivant, SAI en tant qu’Avatar il nous explique : créez votre guru, votre maître à l’intérieur de vous. Votre maître qui est à l’intérieur de vous est en train de dormir, vous l’avez laissé dormir. Réveillez ce maître dans la forme de votre confiance, dans la forme de votre conscience… et commencez à travailler en vous-même. »

Satsang par Swami Ajay, tournée européenne 2016 :

 

« C’est important de savoir différencier le bien et le mal pour prendre des décisions. Ressentez : Qui est Dieu, et qui est Satan. Dieu ne va jamais vous influencer. Parce que vous êtes toujours dans ses bras. Satan, lui il va venir vous supplier et vous tenter… Mais Dieu, jamais il ne vient vous supplier. Dieu, Il est toujours là ! Il vous donne toujours ! Pourquoi supplier ? Il sait à quel moment vous avez besoin de toutes les choses. C’est à vous de bien voir. Et c’est sûr que c’est difficile : ça demande beaucoup de discernement et d’amour pour Dieu. Beaucoup, beaucoup et beaucoup. Dans les temps à venir, le satan va être presque comme Dieu, parce que le Kalyuga, c’est son époque à lui. Il sème la pagaille. Swami a déjà parlé de ça. Il a expliqué qu’à l’avenir, il y allait avoir beaucoup de faux-miracles, de faux-prophètes et de confusion. Parce que tout ce qui nous dépasse nous attire. C’est attirant. Beaucoup de choses vont se passer, mais Swami a aussi expliqué que celui qui place sa foi en Dieu sera guidé. Tout dépend de votre foi… C’est juste l’Amour de Dieu, de Swami qui va nous aider. L’Amour de la Maman, la Vierge Marie… cet amour Divin qui va nous aider. Tout dépend de la FOI. 

Il y a un mot en sanskrit : Ishtadevta. ISHTADEVTA, c’est votre Dieu préféré. C’est-à-dire que Dieu prend beaucoup de formes, et que chacun choisit la forme qu’il aime. C’est différent pour chacun, certains aiment plus Jésus… certains aiment plus Rama… mais c’est important de savoir que toutes ces formes pointent vers Dieu, vers l’Un. Et nous tous, on est nés avec un Dieu préféré !!! Mais on n’a pas eu la connaissance. Les prêtres, les maîtres, ils ne nous ont pas donné cette connaissance de base. Ils ne nous ont pas expliqué quelle est notre identité.

Quelle est la cause de notre naissance sur cette Terre ?

Quelle est notre importance ?  Quel est notre travail ?

Ils nous ont laissés seuls. Sans nous donner les enseignements. Pourtant, avec le baptême il y a aussi l’enseignement…

La cause, la raison de notre naissance sur la Terre. » 

‘Binu Satsang, Vivek Nahoi’ – Ramayana

 Sans le satsang, il n’y a pas de discernement.

 

Swami Ajay : « Sans un satsang, on ne peut pas avoir le discernement. Le discernement, en sanskrit c’est : « Viveka ». C’est le fait de réussir à discriminer : à faire la différence entre le bien et le mal. C’est à nous de savoir ce qu’on fait, sincèrement, avec cette différenciation. Vous savez que quelque chose n’est pas bien pour vous ? On ne fait pas. Nous avons reçu l’enseignement. Alors, on fait ce qui est bien !

Dieu a donné le libre arbitre. Il y a un choix à faire entre bien et mal. Et cette capacité ne vient pas du jour au lendemain : ça vient petit à petit ! ça se transforme petit à petit. Et quand vous êtes honnêtes envers vous-même, je vous rassure, Dieu vous aime. Dieu envoie des gens pour vous aider. Je ne dis pas ça juste « comme ça », ou « parce que ça existe dans le texte sacré ». Non… je parle parce que j’ai expérimenté tout ça. Je sais de quoi je parle parce que je vis ça tous les jours ! quand il y a un moment très difficile qui se manifeste dans votre vie, là c’est le moment d’abandonner. Et Dieu ne vous laissera pas. Swami, il a parlé de ça : il sait qu’on a des faiblesses. Mais il nous laisse faire… « mes enfants, quand vous voyez qu’il y a des difficultés que vous n’arrivez pas à porter, qui sont trop lourdes, là c’est le moment propice pour tout laisser à mes pieds. Je suis là ! Vous pouvez ressentir un petit peu que je suis là. Mais il y a cette énergie de l’attachement… »

Vous laissez tout, et c’est lui qui s’en occupe après. Sincèrement, c’est lui qui s’occupe de vous, de tout. Avec du temps, il se manifeste dans la forme d’humains et il vient vous aider. Car Dieu aussi, se déguise pour venir nous voir, tous les jours. Alors, sans assister aux satsangs, on ne peut pas avoir la connaissance. Mais aujourd’hui, le satsang a évolué. Le Satsang ne se fait pas juste quand le Swami vient… Vous pouvez écouter les discours à distance ! C’est un satsang aussi. Il y a vos grands parents qui sont à la maison et qui sont en train de vous donner une bonne éducation, ça aussi c’est satsang ! Vos parents sont en train de parler de bonnes choses avec vous, ça aussi c’est satsang. Vous, prenez le temps d’apprendre et écouter… c’est à nous de savoir prendre ces leçons de vie ! Quelqu’un est en train de vous donner de bons conseils, est en train de partager des bonnes choses, c’est satsang. »

LE TRAVAIL SOCIAL ET LA COMPASSION

Swami Ajay : « Beaucoup de fois, quand on fait une activité dans le Bhajan Hall, il y a des personnes qui viennent et je ressens que la personne n’est pas gaie. Je dis : « qu’est-ce qui s’est passé ? … retournez à la maison. Construisez votre famille, premièrement, avant de venir devant Dieu. La famille, c’est Dieu. » et si jamais il me dit qu’il y a des difficultés très sérieuses, là je lui dis : « venez au Bhajan Hall avec votre famille. »

Et je suis sûr que quand la personne vient avec sa famille, c’est une autre façon de vivre...

Nous construisons les familles, nous ne les cassons pas.

 

Dieu, qu’est-ce qu’il veut voir ? qu’est-ce qu’il veut voir en vous ? 

Il veut voir que ce qu’il vous a donné, vous arrivez à l’utiliser correctement. Il veut voir la grande manifestation divine en vous. Il veut voir le contentement. L’amour, à l’intérieur de vous. Et si vous n’avez pas ce contentement en vous, vous pouvez toujours prier… mais le mantra que vous allez réciter, ça ne marche pas. Il faut que dans le mantra, il y ait la ‘compassion’, le sentiment. ‘Karuna’. Il y a cet amour à l’intérieur, qui naît.

 

Vous parlez avec Dieu en criant fort : « Dieu, viens ici !! »

L’énergie que vous avez envoyée, c’est l’énergie qui va revenir. Mais si vous dites doucement : « Dieu… venez, Seigneur… » - là c’est sûr qu’il vient.

Un enfant aussi, c’est pareil… Si votre patron, au bureau, il vous dit avec un ton fort : « venez ici, très vite ! » - ça vous fait peur… « qu’est-ce que j’ai fait ?! »

Tout dépend de votre approche… avec Dieu aussi c’est comme ça. Parce que Dieu ne s’intéresse pas à la forme. Dieu s’intéresse à notre approche.

Quelle est la relation entre vous et lui ? … Dieu n’est pas loin de nous. »

UNE GRANDE PRÉPARATION

La mission de Swami Ajay prit de l’ampleur lorsque le Bhajan Hall ouvra ses portes au public : après l’inauguration, les activités débutèrent officiellement. De nouveaux programmes prirent place, comme les classes de Bal Vikas et les classes de valeurs humaines, le seva, ainsi que des cours de Yoga, de musique, de couture… au fil du temps, les activités à Maurice se développèrent en même temps que le travail international. Ce type de travail social et spirituel demande une grande force mentale et physique, ainsi qu’une humilité et une obéissance à toute épreuve ; on ne s’improvise pas guide humanitaire et spirituel. Swami Ajay passa par une purification intérieure profonde, mais aussi par une recherche spirituelle intense.

Swami Ajay : « Avant d’être marié, (1997) je partais à Puttaparthi tous les quinze jours. Mon bagage était toujours prêt et j’étais en relation avec une agence de voyage. A cette époque, j’utilisais le téléphone de ma tante car le portable n’existait pas. Quand il se passait quelque chose de négatif à la maison, j’achetais des billets d’avion pour aller à Puttaparthi (Maurice -Bombay et Bombay - Bangalore). Les billets étaient prêts en trois heures, je prenais mon sac, je commandais un taxi et j’annonçais à ma tante que je partais en Inde. Une fois, je suis parti pendant trois mois. Je n’avais pas beaucoup d’argent : j’ai vécu avec soixante dollars seulement. J’ai pris l’autobus de Bombay à Bangalore et le voyage a duré quatre jours ! Je mangeais pour peu cher aux arrêts du bus. Je portais toujours mes vêtements qui sont comme ceux de l’Inde... et tout est meilleur marché quand vous êtes indien. Lorsque vous voyagez quatre jours en bus, sans vous changer, vos vêtements deviennent rapidement sales à cause de la poussière et de la pollution. Quand vous descendez du bus pas rasé, avec les cheveux mal peignés et en parlant Hindi, les repas deviennent très bon marché !

Arrivé à Bangalore, je n’ai pas pris le taxi, j’ai préféré prendre à nouveau le bus jusqu’à Puttaparthi. A cette époque, le trajet durait six heures. Sur mes trois mois de séjour, cinq jours étaient déjà passés en arrivant à l’Ashram. Comme le petit-déjeuner coûtait cher à la cantine européenne, j’ai appris à m’en passer et j’ai continué à ne pas manger le matin jusqu’à maintenant. A la maison, je reste avec ma famille le matin mais je bois juste de l’eau chaude et je ne mange pas. Pendant les repas, je prends juste le nécessaire pour me nourrir.

Je me suis entraîné à économiser de l’argent car j’envisageais à l’époque de rester un an en Inde dans le cas où de gros problèmes arriveraient. En arrivant à l’Ashram, j’avais l’intention de me laver, de mettre des vêtements propres et de manger un peu à l’extérieur parce que les cantines étaient fermées à cette heure-là. Je voulais ensuite aller au Darshan. Lorsque je me suis présenté au bureau d’accueil, on m’a dit : « Ah, vous êtes arrivé !», comme si j’étais attendu. Cette réflexion m’a étonné : j’étais en effet arrivé. Mais tous les gens arrivent, comme d’habitude ! On m’a attribué une chambre en me disant que je paierais plus tard, sans me demander combien de jours je comptais rester. Je trouvais cette façon de faire un peu drôle. Bien que mes vêtements soient très sales, j’avais l’impression d’être considéré comme un V.I.P. Les personnes de l’accueil ont cherché quelqu’un pour porter ma valise alors que j’aurais normalement dû m’en occuper tout seul. Je me suis dit que Swami devait être satisfait parce que j’avais voyagé en toute simplicité. Quand le Seva Dal a ouvert la porte de ma chambre, j’étais très heureux de constater que je ne partageais pas mon logement avec d’autres personnes. Il m’a accompagné à l’intérieur de la chambre pour poser ma valise, puis il est ressorti en mettant la clé dans la serrure. Il n’a pas seulement fermé la porte à clé de l’extérieur, il a aussi posé le cadenas et il a fermé le volet. Je me suis dit qu’il devait être distrait, mais qu’il allait peut-être revenir. Tout était noir à l’intérieur de la pièce. Quand j’ai voulu prendre une douche, j’ai constaté qu’il n’y avait pas de lumière. J’ai pensé que le compteur électrique avait été coupé, parce que la chambre était restée inoccupée, mais que cet oubli serait probablement vite réparé. Je n’envisageais pas l’éventualité que ces incidents puissent être volontaires, car j’étais chez Swami et les personnes qui travaillent dans son Ashram ne pouvaient pas avoir de mauvaises intentions. Vers 14h30, je suis entré dans la salle de bain obscure, mais il n’y avait pas d’eau non plus. Je sentais que quelque chose allait se passer, mais j’avais du mal à l’accepter, parce que c’était très dur ! Je me suis dit que Swami est Dieu et que les choses ne devraient pas se passer ainsi, elles devraient se faire avec Amour.

 

Et puis, le temps s’est écoulé. Comme il faisait noir, je ne savais pas ce qui se passait à l’extérieur et j’attendais qu’on vienne me délivrer. Mais, personne n’arrivait et je commençais à avoir très faim et très soif. Je n’avais pas de bouteille d’eau et je ne savais plus quoi faire. J’ai retiré mes vêtements, j’ai mis un longhi et je me suis assis par terre, appuyé contre un mur. J’ai fermé les yeux en cherchant le sommeil, mais je n’y arrivais pas à cause de la sensation pénible de faim et de soif. Alors, j’ai fait l’effort de visualiser Swami. J’ai recherché dans ma mémoire quel était le Darshan le plus fort parmi tous ceux que j’avais reçu. Dans plusieurs Darshans, j’ai vu Swami sourire et faire de la Vibhuti, se rapprocher de moi ou me regarder. Je cherchais quel souvenir était le meilleur pour arriver à me concentrer sur cette Forme. J’ai retiré mes vêtements instinctivement parce que je pratiquais la méditation à Maurice comme ça, mais jusqu’à présent je méditais le ventre plein et je demandais à ma tante de venir me réveiller au bout d’un quart d’heure. Ensuite, l’Amrita et la Vibhuti venaient sur mon corps. Quand on pratique la méditation après un bon repas, on peut rentrer en méditation avec contentement. Mais, dans le cas présent, il n’y avait pas de repas et personne pour me réveiller. J’ai visualisé Swami en train de sourire et j’ai fait un effort pour qu’Il reste là. Il fallait oublier la faim et la soif, en même temps. Au bout d’une demi-heure, j’ai commencé à avoir sommeil. Je me suis dit que je ne devais surtout pas bouger, pour ne pas perturber cette somnolence. Le sommeil a commencé à m’envahir et puis, je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai dormi. Quand j’ai rouvert les yeux, j’ai eu l’impression que quelques minutes seulement venaient de s’écouler. J’ai vu beaucoup de Vibhuti sur mon corps, sur le plafond et sur tous les murs de la chambre. Il y avait aussi de l’Amrita partout. A ce moment-là, j’ai entendu quelqu’un ouvrir la porte. Le Seva Dal est entré dans la chambre, accompagné de plusieurs personnes. Ils m’ont annoncé que j’étais là depuis quinze jours !

Je suis resté dans cette chambre, sans manger et sans boire, pendant quinze jours ! C’est pour cette raison que je n’ai jamais faim. Je ne suis pas obligé de suivre le rythme quotidien des repas. J’ai déjà médité pendant une durée de quarante-cinq jours. Je n’ai aucune idée d’où je suis parti pendant tout ce temps… et après cette expérience, j’ai commencé à travailler pour Swami.

Je voulais vous dire que nous avons besoin de l’Amour, pour le travail que nous sommes en train de faire. Ce n’est pas facile. Vous aurez beaucoup de difficultés pour réaliser et organiser des choses, surtout les personnes qui sont responsables de faire le travail pour leur pays. Cependant, il faut travailler et accepter de se sacrifier pour le Nom de Swami et pour l’humanité. Il est très facile de lire le Ramayana, mais il est très important de mettre les enseignements en pratique. Beaucoup de gens se sont sacrifiés eux-mêmes, afin d’apporter du bien à l’humanité. Notre tour est arrivé, maintenant. »

- extrait de satsangs du Yagna en France 2017

AVEC LA PURIFICATION, LA MISE EN PRATIQUE

« Personnellement, dans ma vie, je voulais toujours devenir professionnel dans un domaine. Avec la transformation que Swami a apporté en 1993, je ne peux plus faire ce que moi, je veux. C’est fini en tous les cas. Je suis obligé de faire les choses que lui il veut, maintenant. Parce qu’il m’a piégé par son amour… je suis obligé de le suivre seulement Lui. Il a fait mon corps devenir un instrument et je ne peux plus m’habiller comme je veux, je ne peux pas manger ce que je veux, je ne peux pas boire ce que je veux. Je suis obligé de m’habiller comme lui il veut, je suis obligé de manger ce que lui, il a décidé pour moi, et je suis obligé de boire ce que lui, a décidé pour moi. Alors je ne peux rien faire pour moi-même. Et à cette époque, je dis : « ma famille sont des professionnels ! Mon frère est clerc d’avoué, mon frère est avocat, c’est juste moi qui suis un imbécile dans cette famille-là. Un vaut-rien, même. » Nous tous, on veut avoir un prestige. Nom, grandeur, voiture… maison… et si vous, vous ne devenez pas comme ça, demain vous avez une famille, ils prennent votre réputation. Alors, j’ai dit : « au moins, je vais devenir professionnel devant Swami. Pas un amateur. Je ne vais pas dire à chaque fois « Baba m’a dit ». « L’autre m’a dit ». Non. Il faut que je sois sûr de ce que je parle. Il faut que je sois sérieux sur tout l’enseignement de Swami. »

 

Sur tous les enseignements de Swami, il faut que je sois l’exemple. Si je ne suis pas l’exemple, je n’ai pas le droit de parler de Swami. Je ne suis pas autorisé à parler de Swami. Ça m’a coûté au moins 8 à 9 ans, de mettre en pratique. Pour tout savoir. J’avais un égo avec moi, que : j’aime savoir tout ce dont Swami a parlé. J’ai fait beaucoup de recherches, beaucoup, jusqu’à aujourd’hui. Tous les petits détails. Pourquoi Swami marche comme ça ? Pourquoi il bouge ses doigts, comme ça ? Pourquoi il fait comme ça avec la main ?  Je fais toutes les recherches, pour avoir tous les détails. Parce que je me dis : « mais, comment je peux aimer quelqu’un quand je ne connais pas grand-chose sur Lui-même ? » et je voulais savoir tous les détails... tous les petits détails, pour qu’un jour quand quelqu’un me demande une question, je dise : « J’ai la réponse. » Aujourd’hui, vous pouvez me demander n’importe quelle question du monde. J’ai les réponses. Mais ce ne sont pas toutes les réponses qui sont propices pour vous être données. On a le droit de vous écouter… Mais on n’est pas obligé de vous donner la réponse. 

Parfois, la situation n’est pas adaptée parce que vous ne comprendriez pas. »

Maintenant, quand vous avez la chance de venir voir Swami physiquement, il passe au Darshan. On est devant, assis à la première ligne. Et nous, on pense « c’est seulement moi, qui est assis ici ! » parce qu’on oublie tout ce qu’il y a autour de nous. On croit que Swami est né « seulement pour moi ».

Mais ce n’est pas vrai… Vous êtes assis et il y a plein d’âmes, autour de vous.

Mais pas que : il y a votre karma qui est devant vous. Les devoirs que vous n’avez pas pu accomplir vous entourent. Vos devoir qui sont incomplets sont devant vous, dans la forme d’une énergie. Les gestes que vous avez déjà accomplis dans le passé, c’est derrière vous, sur votre dos. Ce qu’il reste à faire, c’est devant. Vous êtes venus avec deux sacs à dos. Vous êtes venus pour le présent : pour accomplir vos devoirs incomplets du passé dans le présent. Alors, ces devoirs du passé sont venus devant vous… c’est le présent. Devant un Avataar, l’énergie se manifeste. Elle veut se libérer. L’Avataar la voit dans la forme d’un ballon, très gonflé. Ça prend de l’espace. Dès le moment où Swami passe devant vous, il ne vient pas près de vous parce qu’il y a le karma qui a pris toute la place. Il ne s’approche pas tout près. Il faut qu’on fasse nous-même l’effort d’aller vers lui. Il n’arrive pas à vous approcher parce que lui, il sait qu’il n’y a pas d’espace pour lui avec sa pureté, lui qui est sans karma, de venir près de vous. Vous ne voyez pas, mais lui il voit. Et là, il ne s’approche pas de vous. Et c’est sûr : vous commencez à être triste parce que Swami vous contourne. Ou il n’a pas pris votre lettre, ou vous n’avez pas eu la chance de toucher ses pieds, et même si vous avez eu la première ligne il ne s’est pas approché de vous. Et ça commence à vous faire mal au cœur. Mais, en même temps, il a laissé quelqu’un près de vous ! et la personne qui est à côté de vous, ou la personne qui est derrière vous, ou la personne qui est à gauche de vous, à droite de vous… ou le sevadal ; il y a quelqu’un qui vous dit : « You need to do Naamasmarana. – il faut répéter le nom de Dieu. »

Et… vous ne savez pas faire. Il vous dit : « Om Sai Ram. Répétez Om Sai Ram ! » parce que la chose qui se répète le plus à Prashanti, c’est « Om Sai Ram. » C’est le nom de Swami. Et Swami veut vous donner des chances. Il veut vous purifier, il veut vous attirer près de lui. Alors, il vous refait venir la fois suivante. Dans l’après-midi, encore. A une autre place. Mais là, vous êtes conscient… parce que vous êtes là pour 15 jours par exemple et vous avez compris que vous n’étiez pas qualifié. Pourtant, il vous a quand même donné une chance. Alors, vous commencez à travailler sur vous-même. Il vous a attrapé comme un vase, il vous vide, il vous nettoie tout propre avec le Namasmarana. Et dès le moment où vous venez pour le Darshan, vous êtes assis, vous prenez le Japa Mala et vous commencez à réciter.  « Om Sai Ram. Om Sai Ram. Om Sai Ram. Om Sai Ram. » ou le Gayatri mantra… ou n’importe quelle prière ! Notre père, Je vous salue Marie… ce que vous connaissez. Vous commencez à dire votre prière. Et avec cette énergie, dans la grande salle de Prashanti Nilayam, le karma que vous n’avez pas pu accomplir pendant plusieurs années commence à diminuer, à se simplifier. Et ça commence à diminuer, il y a de l’espace ! Et Swami revient. Il s’approche près de vous. Là, il n’y a pas de grand effort à faire. Mais, tellement vous êtes concentré, vous oubliez tout. Vous êtes si concentré, avec une intensité incroyable : Swami est venu et il a pris votre lettre ! Vous ouvrez les yeux, Swami est là. Mais vous n’avez pas pu toucher ses pieds… mais vous êtes heureux. Vous venez le troisième jour et vous continuez à faire vos Namasmarana. Et cette distance commence à diminuer, entre vous et Swami. A chaque fois, il vient un peu plus près. Parce qu’il y a l’énergie de cette place qui vous aide, énormément. Et en même temps, vous comprenez.Maintenant, vous êtes conscient de ce que vous avez à faire.

Alors vous continuez à faire et Swami revient. Sur trois ou quatre jours il vous donne la première place à plusieurs endroits. Il revient, il s’approche de vous, et maintenant il reste debout devant vous pendant quelques secondes. Et vous ne savez pas quoi faire. Vous avez beaucoup d’hésitation… une hésitation positive ! Vous sentez le parfum de sa robe… mais vous n’arrivez pas à toucher ses pieds. Et il part, mais quand même vous êtes heureux. La fois suivante, il revient près de vous et maintenant il y a une force à l’arrière de vous qui vous pousse. Parce qu’avec le Namasmarana que vous avez fait, vous avez diminué l’espace devant vous. Vous avez diminué cette énergie qui n’est pas appropriée pour vous. Et ça se réalise… le moment où Swami est devant vous, c’est toujours comme ça, vous avez cette hésitation. Mais, il y a une force à l’arrière de vous qui vous pousse, pour toucher ses pieds ! Et vous s’entez, qu’il y a quelqu’un qui vous pousse à l’arrière. Et là ça vous oblige à toucher le pied de Swami ! Et vous touchez le pied de Swami, mais juste avant il y a un mot qui sort de votre bouche parce que la personne vous dit : « il faut demander la permission. » et vous dites : « Padnamaskar, Swami ? » et Swami lève sa robe comme un message : « d’accord ».

Pendant au moins 2 secondes, votre front repose là, sur ses pieds. Le temps ralentit, il s’arrête... et ça, ça c’est le moment qu’on ne va jamais oublier.  C‘est ça qui reste toujours dans notre mémoire. C’est ça qu’on utilise pour évoluer, beaucoup de fois quand on est dans des moments très difficiles. Aux darshans suivants, Swami continue à venir parce que vous avez fait l’effort. Alors il matérialise la Vibhuti et vous le voyez : il est en train d’en donner à l’autre personne et il vous en donne à vous aussi. Vous êtes au Paradis, vous nagez dans un océan d’amour qui vous fait tout oublier. Le sixième jour de la Sadhana, vous commencez à partir un peu plus à l’arrière. Swami vous donne la deuxième ligne, puis la troisième ligne, la quatrième… cinquième ligne, sixième ligne, septième ligne, huitième ligne, neuvième ligne, dixième ligne. C’est terminé, ça fait déjà 15 jours pour vous. C’est l’heure de partir. Mais il sait qu’il vous a travaillé : maintenant il faut que vous, vous continuiez votre Sadhana chez vous. Ça c’est une façon d’évoluer que nous tous on a eu la chance d’avoir quand on est partis à Prashanti Nilayam, il nous a aidés, chacun de la façon appropriée au bon moment choisi par lui-même. »

Tournée 2016, France