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TRANSFORMATION  PROFONDE 

1993 - 1994

SIGNIFICATION DE L'AMRITA

Swami Ajay : « Quand un liquide sort d'une statue sans explication, on appelle ça de l'Amrita et cela témoigne de la présence de Dieu. Elle est là pour nous aider, pour nous montrer quelque chose parce que Dieu ne peut pas venir physiquement. Les gens interprètent ça comme ça. Pour ma part, j'avais demandé à Baba de me montrer sa présence. On a commencé les séances de bhajans à partir de ce jour.

 

La matérialisation d'Amrita a continué pendant une semaine. ​Tout le monde était content de cette manifestation. On était occupé toute la journée car beaucoup de gens venaient. J'ai continué mon travail… j'ai continué ma vie normalement. Mais je sais que Dieu est dans mon coeur. Ce n’est plus la peine pour moi de partir dans tant de temples, maintenant.

 

Je ne ressens plus le besoin de regarder vers le ciel et de demander : « Dieu, où êtes- vous ? » ou de partir dans différents endroits pour prier. Je sais que Baba est là.

Il faut juste continuer à travailler, maintenant. Parce que… « il faut devenir quelqu’un. Il faut gagner de l’argent, pour être quelqu’un. Ce n’est pas suffisant. La dévotion est dans le lieu de prières, c’est bien, mais la vie matérielle et sociale aussi, doit s’améliorer. » (c'est ce que la société attends.)

Après, en décembre, le huitième jour des manifestations, le groupe de l'organisation a dit à mon frère qu'il allait faire le premier Suprabhatam et une procession dans notre village. Et mon frère était très impliqué dans l'organisation de cette procession. Le Suprabhatam est une prière spéciale qu’on effectue le matin, juste pour réveiller Dieu. Le Nagarsankirtan, c’est une forme de Bhajans où les gens marchent dans la rue. Juste pour purifier la place et l’environnement. Alors, pour la première fois, le Suprabhatam et le Nagarsankirtan seront effectués à Rivière du Rempart.

D'un autre côté, à mon travail, tous mes amis organisaient un picnic. C'était un samedi, le Suprabhatam et la procession étaient programmées pour le dimanche.  J'avais décidé d'aller au picnic avec mes amis. Mon frère et les autres personnes ne voulaient pas me laisser partir mais j'y suis tout de même allé. »

PRÉDICTIONS ASTROLOGIQUES

« Ma vie était décrite dans le grand texte sacré qui s’appelle le Jyotisha. C’est un livre d’astrologie hindoue que les prêtres Brahmanes reçoivent pour 500, 300 ou 200 ans. Des prêtres viennent de l’Inde pour offrir ce livre en cadeau aux prêtres non diplômés, pour nous aider à continuer notre travail. Ce livre précise ce que nous étions dans notre vie passée et ce que nous sommes venus faire dans cette vie. Ce livre disait que ma vie serait très courte et que je devrais partir suite à une grave maladie. Mais, ce livre disait aussi que si j’arrivais à obtenir la Grâce, Dieu m’aiderait pour continuer à vivre.

 

C’est pareil pour tout le monde : un gros problème devrait arriver vers trente-cinq ans par exemple, mais si vous arrivez à surmonter ce problème vous aurez la Grâce de continuer à vivre. À Maurice, nous savons quels problèmes nos enfants vont avoir, quand ils sont encore petits, et nous commençons à les préparer : nous leur apprenons à mettre en pratique des rituels qui les protégeront jusqu’à l’âge de dix ans, puis nous préparons d’autres types de rituels pour eux jusqu’à l’âge de dix-huit ans et encore d’autres jusqu’à l’âge de vingt-cinq ans. Ensuite, l’enfant possèdera suffisamment de qualités pour continuer sa vie dévotionnelle seul. »

LE TRAVAIL REPREND - 1993

Après presque deux ans de souffrances culminant par une guérison divine, Ajay reprend son poste de clerc d’avoué dans le cabinet de son frère en 1993. Le cœur rempli de reconnaissance envers Shirdi Baba qui lui avait accordé la guérison, il continue à faire ses prières... La nature du travail a changé, les lois ont été amendées, mais il arrive pourtant à rattraper son retard. La vie reprend son cours normal… du moins pendant quelques temps.

« Mo ti pe dir moi ki sa travay la pa ti mo simin. Mo ti pe anvi aide mo prochain »

(Créole mauricien : « Je peux dire que ce travail-là, ce n’est pas mon chemin de vie. J’ai envie d’aider mon prochain. »)

« J'étais clerc d'avoué et je m'occupais des papiers pour les clients. Comme en France, l'avocat et l'assistant-greffier travaillent ensemble. J'exécutais tout le travail administratif des dossiers qui allaient être présentés à la Cour. Ce travail demandait de l'expérience et j'étais surpris de n'avoir rien perdu de mes connaissances malgré un an d'absence. A ce moment-là, je ressens que : « je connais ce travail encore mieux qu’ avant ! » et j’ai commencé à travailler d’une façon très professionnelle. Toute tâche que je recevais au bureau, je l’effectuais correctement, convenablement. Sans aucune peur. J’allais même en cour de justice, sans aucune peur… je discutais de choses avec mes amis sans aucune peur en moi. J’apportais même du travail du bureau à la maison… et comme ça, Dieu m’a aidé. Je peux dire que c’est même comme si je n’avais jamais manqué ces 1 an et demi. En même temps que ma santé, Dieu m’a aussi donné la connaissance et même plus que ça, pour travailler convenablement. Pour faire les choses… vraiment bien.

Mais autre chose s’est aussi passé dans ma vie : j’ai commencé à parler plus de Dieu avec tous mes amis.

Et à cette époque, mes amis me surnommaient : « Pundit ».

« Pundit » veut dire « prêtre ». « Pundit » veut dire « celui qui est en capacité d’aider les autres. » Sous toute forme : par des explications… et comme ça, tous mes amis m’appelaient par ce nom : « Pundit ».  À tout moment, ils me posent certaines questions sur la spiritualité et je commence à donner les réponses. En leur expliquant un petit peu sur les prières, etc. : ça vient naturellement. Et pendant que je travaillais, je ne faisais pas vraiment attention au fait que je sais toutes ces choses. Ils me posaient des questions et je donnais juste les réponses… et d’ailleurs, à ce moment-là, moi-même je ne savais pas si les réponses que je donnais étaient bonnes, ou pas. J’exprime juste ce que je ressens, parce que je sais qu’en parlant avec eux je leur donne ce que j’ai déjà mis en pratique dans ma vie ! Je sais que c’est la bonne façon de faire. S’ils le font de cette manière, pour eux aussi quelque chose va se passer ! C’est comme un raccourci, pour eux, alors ils ont juste besoin d’avoir confiance en ce que j’ai donné. Et ma vie a commencé à se transformer comme ça. »                                                      

(Swami Ajay, 2011)

RÉNOVATION D’UN GARAGE PRÈS DE CHEZ SA TANTE

« J'avais repris le travail depuis trois mois, lorsque j'ai acheté un billet de loterie.

J'ai prié Baba en me disant : « Si Baba le veut, je vais gagner à la loterie. » À cette époque je ne connaissais pas encore Sathya Sai Baba, seulement Shirdi. En revenant de travailler aux champs, situés derrière la maison, j'ai remarqué que le journal avec le résultat de la loterie était sur mon lit. Après vérification, j'ai découvert que mon billet était gagnant et qu'il me rapportait 20.000 roupies. Grâce à cet argent, j'ai rénové un garage près de chez ma tante et j'ai fait quelques cérémonies religieuses. J'ai commencé par placer tous les objets car je me suis dit qu'il fallait tout de suite une salle de prières. J'ai terminé la maison, j'ai acheté tous les meubles et mon lit. J'ai placé la statue de Shirdi et tous les jours, après mon travail, je parlais avec Lui. »

« Pendant la semaine, j'avais beaucoup de travail, mais j'étais libre du vendredi au dimanche et je buvais beaucoup de bières, car j'ai commencé à boire quand j'étais malade. Pendant ma maladie, je ne savais plus comment remédier à mes douleurs et les gens me disaient : « Il faut boire et dormir. Si tu te saoules, tu arriveras à dormir. » Alors, j'ai parlé de ce problème avec Shirdi Baba : « Maintenant, c'est Vous qui me donnerez la force d'arrêter de boire. C'est Vous qui allez décider. Si Vous le voulez, faites quelque chose pour que je puisse arrêter de boire. » J'arrivais à me contrôler en semaine, mais le week-end... j'étais désemparé.

 

Je ne fréquentais pas les gens, je restais dans ma chambre, chez moi…

Tous les jours je faisais ma prière et à cette époque, je ne savais pas ce que c'était la prière. Mais ma tante m'a expliqué le mantra et je remerciais toujours Baba. ‘Oh! c'est Vous qui m'avez guéri Baba…’. Et tous les jours je faisais comme ça et je repartais au travail. Et plus je faisais mon travail plus je remarquais que j'avais de connaissances et d'énergie pour travailler. J'apprenais beaucoup en très peu de temps avec mon frère. J'ai eu plus de responsabilités et j'ai fait l'effort de bien accomplir ce travail. Auparavant, quand je travaillais avec mon frère, je faisais aussi prêtre, parce que ça rapportait de l'argent. A cette époque je travaillais en tant que remplaçant dans le Temple et je faisais parfois des mariages quand le prêtre était absent. Mais après, Swami nous a expliqué qu'il ne fallait pas se contenter d'être prêtre, mais qu'il fallait essayer de devenir l'Amour. »

ÉTRANGE LASSITUDE ...

À mesure que le temps passe, sa dévotion grandit… en même temps que sa foi. Il effectue une méditation quotidienne de 1:15 à 3:25 du matin. Mi-octobre 1993, Ajay qui aime pourtant bien son travail ressent une étrange lassitude les lundis matin et ne va pas à l’étude. Bientôt, cette fatigue inexplicable l’envahit le mardi également et il reste à la maison durant deux mardis consécutifs. Toutefois, au troisième mardi, sa conscience professionnelle l’emporte et il s’en va travailler. Peu de temps avant, suite à une discussion avec un de ses amis qui doutait de la Divinité de Shirdi Sai Baba, le jeune Ajay se met à prier devant la statue, en demandant à Shirdi Baba de lui montrer sa présence chez lui. Il sait bien qu’il a été guéri par Shirdi Baba, grâce à sa Vibhuti… Mais il veut avoir une confirmation que Shirdi Baba est toujours présent à ses côtés. Un peu confus, Ajay se met à parler avec la statuette.

Swami Ajay : « La chose la plus marquante s’est passée lorsqu’un de mes amis commence à discuter à propos des formes.

« Formes » signifie : étant donné que je me suis guéri moi-même par la grâce de notre bien-aimé Shirdi Baba, j’ai placé toute ma foi en lui. Mais auparavant, j’étais un dévot de Shiva. Mais avec ce qui s’est passé, j’ai mis toute ma croyance en Shirdi Baba. Et la seule statue que j’avais dans ma chambre de prières, c’était Shirdi Baba. Donc pour moi, tout était Shirdi Baba, Shirdi Baba et Shirdi Baba…

Pour moi, quand je rentrais à la maison, il était mon ami. Je parle avec lui : « Sai Ram Baba, Sai Ram Baba. »

Parce que maintenant, je sais que toute ma vie est pour lui. Il ne reste rien pour moi-même, non. Tout est à lui… Je ferais tout ce qu’il veut que je fasse. Je ne sais même pas comment cet amour est venu en moi… Je n’ai jamais aimé quelqu’un comme j’ai commencé à aimer Shirdi Baba. Et je ne sais pas comment ça se fait ou qu’est-ce qui s’est passé, comme ça. Mais bon, un de mes amis commence à discuter à propos des formes : parce que mon ami, lui était un grand dévot de Krishna. Il faisait partie de l’organisation des ISKCON (« Hare Krishna »). Et moi, j’étais… bon, je ne peux pas vraiment dire que j’étais un « dévot » de Shirdi Baba. Mais j’aimais Shirdi Baba. Et je n’appartenais à aucune organisation à l’époque, parce que je ne sais même pas ce que ça veut dire, organisation. Mais j’aime Shirdi Baba… et lui, il parlait de Krishna. Mais il ne croyait pas à propos des miracles de Shirdi Sai Baba.

 

Je lui disais à chaque fois : « Mais comment c'est possible que tu ne croies pas, moi je crois ceux de Krishna, tout ce que tu me dis je le crois, pourquoi tu ne veux pas croire ? Tu sais, ma tante m'a expliqué que le feu est encore là, en Inde, il y a la cendre sacrée, qui est la vibhuti, et moi j'ai guéri vraiment avec cette grâce et la vibhuti, comment tu peux dire que ça n'existe pas ? » 

BABA, ÊTES-VOUS ICI, DANS MA MAISON ? 

« La première discussion avec mon ami a eu lieu le 20 novembre 1993.


Et je suis rentré à la maison après le travail, j’ai posé mon sac dans ma chambre et je me suis assis près de la statue de Shirdi Baba. J’ai dit : « O Baba… s’il vous plaît, aidez-moi. Je sais que vous êtes ici. Je sais que vous avez déjà fait tant de choses pour moi. Je sais que vous m’avez guéri. J’ai placé toute ma croyance en vous, Baba… mais juste une chose… s’il vous plaît, faites-le pour moi. Je veux savoir. Est-ce que vous êtes ici, dans ma maison ? ou pas ? … est-ce que vous êtes Dieu, vous ? Est-ce que vous êtes quelqu’un de spécial pour moi, dans ma vie, ou pas ? ... Pas pour tout le monde, Baba… parce que je vous aime. Vous savez que je ne peux pas vivre sans vous. Vous savez que vous êtes mon ami. Vous savez bien que tous les jours quand je rentre à la maison, je parle avec vous. Parce que vous n’êtes pas une statue, vous êtes quelqu’un de vivant, pour moi. »

« Pourquoi je vous raconte tout ça, Baba, c’est parce que vous savez tout ce qui s’est passé. Toutes les discussions. C’est juste que je veux confirmer pour moi-même que vous êtes bel et bien ici, Baba. Parce que je suis un être humain. Je ne sais même pas vraiment pourquoi je demande toutes ces choses. Je ne sais pas pourquoi je veux toutes ces réponses. S’il vous plaît, faites quelque chose pour moi Baba. Faites quelque chose. Je ne sais pas quoi faire… ce que mon cœur veut, s’il vous plaît, c’est que vous fassiez quelque chose pour me faire reconnaître au plus profond de mon cœur que vous êtes bel et bien là, avec moi. Vous êtes Dieu… Je me suis déjà abandonné moi-même à vos pieds de Lotus. Baba… si vous voyez que ce que je vous offre est vrai, est pur… si vous pensez que tout ce que j’ai en moi c’est vraiment pur, alors s’il vous plaît, faites quelque chose. »

« Le 21, au matin, je me suis levé et je suis allé au travail. Je suis rentré à la maison et la même discussion a eu lieu le midi : quand je suis rentré j’ai encore parlé avec Baba. La même chose s’est passée le 22 au matin. Maintenant, le 22, quand j’ai eu fini de travailler j’ai rejoint mes amis et cet ami-là a commencé à discuter… très fort. Alors, dans cette conversation, cette personne… j’ai eu l’impression qu’il me défiait, un petit peu. Il n’acceptait pas ce que je disais. Il est resté sur ses positions. En disant que « ce pourquoi je prie, ça ne vaut rien. » En disant que je dois tout changer, et que je dois accepter Shri Krishna comme le Dieu Suprême.

 

Je lui ai dit : « oui, pourquoi pas… mais chacun a le droit de choisir. j’accepte Shri Krishna comme étant le Dieu Suprême. Pour toi. Mais pour moi, ce n’est pas fini. » juste pour clore le débat. Mais dans mon cœur, ce n’est pas terminé. Je veux des réponses… et à 14h00, j’ai quitté le bureau et je suis rentré à la maison. J'étais assez triste en rentrant à la maison et j'ai pensé à cette discussion toute la nuit. Je savais déjà, à l’époque de la discussion : ce n’est pas la peine pour moi de prouver ou de faire accepter ce que je ressens à quelqu’un parce que je suis déjà sûr. Mais pour moi-même, c’était très important que je sache si la statue et la forme de Shirdi Baba était vraiment Dieu, après qu’il m’ait guéri. Alors maintenant, la question c’était : « Est-ce qu’il est Dieu ou pas ? » - Mais juste pour moi, pas pour tout le monde. 

Donc à ce moment-là, je ne me sentais pas très bien : je me sentais un peu triste. Je suis rentré à la maison et j’ai posé mon sac dans la chambre. Je me suis assis devant la statue de Shirdi Baba et j’ai commencé à pleurer… J’ai pleuré d’environ 16h00 à 18h00. J’ai dit : « Pourquoi ??? pourquoi est-ce que vous me faites subit tout ça ? Je sais que c’est impossible que vous fassiez quelque chose… mais pourtant, vous avez fait quelque chose de grand pour moi ! Toutes ces choses que vous avez accomplies aussi, c’était impossible. Mais vous l’avez fait !! Vous les avez rendues possibles. Vous avez tout exaucé pour moi. Je vous demande une petite chose. Faites simplement quelque chose pour que je ressente que vous êtes présent ici. Juste pour moi ! Je sais que Vous êtes là mais montrez-moi votre présence. Que Vous n'êtes pas seulement la statue que Vous êtes aussi la vie. Pourquoi ces gens parlent de Vous comme ça, pourquoi ils ne croient pas en Vous ? Pourquoi ils n'acceptent pas ce que Vous faites ? Ce n'est pas important pour toutes ces personnes mais moi j'ai beaucoup de croyance en Vous… »

J’ai dit à Baba : « tant de choses se passent dans le monde… c’est difficile vraiment pour moi, de comprendre la forme de Dieu. Et pourtant, pour moi c’est très facile de me concentrer sur vous, parce que vous êtes là… » - Et c’était le soir du 22 novembre. 

Je ne connaissais toujours pas Sathya Sai Baba. Je savais que mon grand frère Oudaye chantait des bhajans avec un groupe, mais je croyais que c'était pour Shirdi, pas pour Sathya Sai Baba, car il ne m'en avait jamais parlé. Je ne savais pas que l'anniversaire de Swami était le 23 novembre. Mon frère le savait lui parce qu'il était dévot de Baba.

Et le lendemain matin (le 23 novembre) en rentrant dans la chambre de prières, je dis : « Baba, je pars au travail et je sais que mon ami va me poser beaucoup de questions et je devrai donner beaucoup de réponses alors Baba, fais quelque chose. » je suis parti au travail et je ne me sentais pas bien. Au bureau, je pensais  «Qu'allez-Vous faire pour moi ? Je Vous attends pour le soir, j'attends que Vous me donniez une réponse.» - Je voulais simplement une réponse, sans savoir comment. Au travail, je pensais constamment : « Je vais retourner à la maison et Baba va me donner quelque chose, il va me donner quelque chose. »

Après le travail, à 14h00, j'ai rencontré mon ami et je suis retourné ensuite à la maison dans l'après-midi. Lorsque je suis rentré du travail vers seize heures, j'ai posé mon sac, je n'avais pas envie de manger, j'étais un peu triste à l'intérieur de moi, je suis allé dans la chambre. Je me suis juste assis devant Shirdi Baba, silencieusement. Je n’ai rien demandé. Je me suis juste assis et j’ai pleuré. Et après, ma Tatie m’a appelé et elle a dit : « viens manger. »

Ce jour-là, Tatie était seule avec sa mère qui était venue lui rendre visite, ses enfants étaient sortis. J'ai éteint toutes les lumières de ma chambre, j'ai fermé la porte et je suis allé manger avec elles. Je suis allé dans la cuisine et la nourriture était devant moi et là aussi, j’ai commencé à pleurer.

- Ma tante m’a dit : « pourquoi est-ce que tu pleures ? »

- J’ai répondu : « je ne sais pas… je me sens triste à l’intérieur. »

Et je pleurais… la maman de Tatie, elle m’aimait beaucoup. C’était vraiment difficile pour moi de manger alors j’ai dit à ma Tatie : « je mangerai plus tard. » et aux environs de dix-neuf heures, j’ai proposé à la maman de ma Tatie si elle voulait voir le film du Ramayana. Elle a dit oui, donc je suis allé dans ma chambre juste pour prendre le film du Ramayana. »

LA NOUVELLE DU MIRACLE SE RÉPEND SUR L’ ÎLE

Au moment de la manifestation de l’Amrita sur la statue de Shirdi Sai Baba, Ajay ne connaissait pas encore Shri Sathya Sai Baba – et il ignorait que ce miracle tombait pile à la date de son anniversaire, le 23 novembre… il découvrit par la suite que Sathya Sai Baba était en fait la réincarnation de Shirdi Sai Baba. 

 

« Ensuite, ma Tatie a appelé mon frère. Et lui, il était dévot de Baba avant tout ça.

Tout ça s’est passé le 23 novembre à environ 19h30. Et lui, il célébrait l’anniversaire de notre bien aimé Bhagawan Shri Sathya Sai Baba dans un centre… comme il n’était pas à la maison, c’est son épouse qui a répondu au téléphone en disant : « il n’est pas là. »

« Entre-temps, deux personnes sont venues voir et une demi-heure plus tard, Oudaye est arrivé avec ses amis pour regarder les matérialisations de Swami. Ils ont arrêté la séance très tôt pour venir ici en groupe pour voir le darshan de Swami. Il a ramené tout le groupe, tout le monde, chez nous - pour pouvoir continuer l’anniversaire de bien aimé Bhagawan Shri Sathya Sai Baba dans là où les manifestations ont eu lieu. C’est ce jour-là qu’il nous a tout expliqué à propos de l’anniversaire de Baba. Et une des personnes a aussi ramené une petite photo de Sathya Sai Baba. C'était un calendrier photo.

Et c'est là que mon frère m'a dit : « tu sais c'est aujourd'hui l'anniversaire de Sathya Sai Baba, le 23 novembre ».

Mais je n'ai pas pris ça en considération, je savais seulement que j'avais reçu une réponse à ma prière... Ils ont commencé à faire les Bhajans, parce que ce type de miracle arrivait pour la première fois à l’île Maurice. Des miracles avaient déjà eu lieu, mais je ne sais pas exactement quoi. Je crois que ce type de manifestations-là, c’était vraiment la première fois. Pour moi en tout cas, c’était la première fois et ça m’a beaucoup transformé… et cette manifestation m’a donné tellement de croyance et de Foi en l’idée que Dieu n’est pas loin de nous : il est tout près, juste là. Cette manifestation m’a donné beaucoup d’encouragement pour me transformer intérieurement et pour avoir plus de transformation en moi-même. 

Au bout de quinze minutes, le plateau était rempli. Le miel s'est alors arrêté de couler, mais dès que j'ai retiré un peu du contenu, la statue a suinté de nouveau pour remplir le plateau à ras-bord. Tatie et mon frère m’ont demandé de le faire moi-même parce que c'est chez moi que cela s'est produit. On a partagé l'Amrita avec beaucoup de gens, des milliers de personnes en ont reçu… Chaque fois que je vidais le plateau, il se remplissait à nouveau, sans jamais déborder. Les gens ont commencé à venir de toute l'île Maurice. On a fait des kirtans jusqu'à deux, trois heures du matin. »

 

À partir de cet instant, la maison était toujours remplie de monde. Des Mauriciens venus de toutes parts, pour prier. Pendant toute la semaine, du 23 au 30 novembre 1993, l’Amrita s’écoula de la statuette et ce Nectar fut distribué en quantité, sans ne jamais déborder.

 

De nombreuses personnes ont été témoin du miracle et deux personnes ont raconté leurs expériences dans le livre « De Sai au Soi ».

À cette époque, le miracle est couvert par la presse locale. Vous pouvez retrouver les articles de journaux ainsi que les témoignages en lien avec ces événements. 

« Tant de gens sont venus pour recevoir le Darshan… et de toute l’île Maurice. Même l’Organisation Sai et leur président, le secrétaire, etc. Ils sont venus pour voir les manifestations Divines. Petit à petit, les gens ont commencé à entendre parler des manifestations et ils ont commencé à venir. Chaque jour, les bhajans. On commençait le matin vers 11:00 jusqu’au soir à 22:00 ou 23:00. Pas de temps pour manger, pas de temps pour être en famille… alors, toute la journée, les personnes venaient, de tout le pays. Tous types de religions : même les musulmans et les chrétiens sont venus recevoir ce Divin Darshan. Tout ça s’est passé mais moi j’ai continué à travailler, je n’ai pas démissionné de mon poste parce que je devais continuer à travailler. J'avais le projet de me marier à cette époque mais les miracles ont continué et beaucoup de dévots sont venus»

LA RÉVÉLATION INTÉRIEURE COMMENCE

« Donc moi, je suis parti pour le picnic. C’était, comment dire, un programme spécial pour le dernier jour du travail. On est parti pour visiter plusieurs places mais une fois que nous sommes partis, je ne me sentais pas bien. Et mes amis avaient préparé ce que j’avais toujours voulu manger. Ils ont préparé du KFC, et tant d’autres choses à manger. Je n’avais encore jamais mangé ces choses-là, mais je disais : « j’aimerais bien en manger. » 

 

Donc ils ont préparé tout ça, toutes ces choses que je voulais manger. Ils les ont posées devant moi. La bière est là… 

Ils m’appréciaient parce que j’étais quelqu’un qui peut les rendre joyeux, dans le groupe.  J’organise des sessions de danse, je chante, tout ça. Juste pour égayer le groupe, pour les faire rire… mais cette fois-ci, j'étais différent, je me sentais seul. Une chose étrange était en train de m'arriver. Ils ont apporté toutes ces choses devant moi, et quand tout était là je voulais manger. Mais c’était très difficile pour moi, à ce moment-là : je n’y arrive pas. Je ne me sentais vraiment pas bien avec l’idée de manger toutes ces choses. Et même de boire cette bière… je n’arrive pas à y toucher.

J’ai commencé à pleurer. Ces amis m’appelaient « Ram » :

- « Ram ? ... Pourquoi est-ce que tu pleures ? … »

- Et j’ai répondu : « je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi je pleure. Laissez-moi tout seul dans l'autobus, dans le silence. »

Mes amis étaient partis visiter les jardins et moi, je restais seul dans le bus avec une canette de bière, mais je n'arrivais pas à la boire, je ne savais pas ce qui m'arrivait. Et j'ai demandé à mon cœur : «mais qu'est-ce qui se passe en moi ? J'ai demandé à Dieu sa présence mais pas la tristesse. Pourquoi cela se passe comme cela ? Pourquoi je n’arrive pas à manger ? Pourquoi je n'arrive pas à boire ? »  Et quand mes amis sont revenus, ils me trouvent vraiment drôle parce que ce n'était pas dans mes habitudes de faire ça.  Je ne sais pas ce qui se passe en moi, je me sens bouleversé. Je pleurais sans savoir pourquoi. 

 

Et je leur ai dit : « regardez pour appeler un taxi, je veux rentrer à la maison. Maintenant.» - Il était environ 14h00. Parce que le temps d’aller à Port-Louis, puis dans le lieu… ça a pris du temps et puis tout ça s’est passé. Et puis je suis rentré à la maison autour de 16h00. Et j’ai vu que mon frère était en train de tout préparer. »

2ᵉ ÉPISODE DE MANIFESTATIONS - Les photos manifestent

« Avant de partir au picnic, j'avais déposé sur le lit de ma chambre trois photos qu'un ami avait encadrées. Il s'agissait de deux photos de Swami que le président de l'Organisation Sathya Sai m'avait donné et d'un portrait de Shirdi, offert par un ami. Je ne suis pas rentré directement chez moi, j'ai pris mon bain chez Tatie et j'ai changé de vêtements d’abord. Et vers 20h30, je suis retourné dans ma maison, les Bhajans étaient déjà terminés.

Une fois que je suis rentré, je suis allé près de l’autel dans la chambre de prières. Je regarde mon grand frère, ma tante, ma belle-soeur en train de décorer toute la place avec des fleurs et les photos pour le Suprabhatam du dimanche, et la procession. J’ai dit à mon frère :

- « tu sais, mon frère ? Toutes ces photos qui sont ici… ne les bénit pas avec de l’eau. Parce que si tu mets de l’eau sur les photos pour les bénir, des matérialisations vont apparaître sur ces photos et ce n’est pas une bonne idée parce que ça va salir la maison. »​

- « mais non, c’est bien ! Si on les bénit et que de la Vibhuti en sort, ou que de l’Amrita en sort, tout le monde pourra en profiter ! Mais comment tu sais cela ? »​

- « Je ne sais pas, ça vient tout seul. »​

- « Tu es sûr ? »​

- « Oui je ne sais pas pourquoi mais on va bénir ces photos et il va y avoir des manifestations sur elles. Il va y avoir beaucoup de miel et cela va abîmer la maison. »​

- « Mais tu ne dois pas regarder les choses comme ça... c'est bien si la manifestation se passe. C’est un message. Ça va inspirer les gens, il faut que tu bénisses ces photos. »

 ​

Alors, il a aspergé les photos et je leur ai obéi en faisant des prières. Pas plus de quatre ou cinq secondes après avoir commencé, le miel est sorti des photos.

Les photos ont commencé à matérialiser de l’Amrita et de la Vibhuti. Tous types de Vibhuti… de différentes couleurs. »

SHIRDI BABA EXAUCE LES PRIÈRES

« Lorsque je suis rentré pour prendre le film, je n'avais pas encore allumé la lumière quand j'ai vu briller la statue, dans l'obscurité. Avec un halo de lumière autour de sa tête. Et je sens mon cœur qui bas très fort.

« Mais, comme ça brille ! que se passe-t-il ? »

 

Dans l’obscurité, j’ai vu que la statue brillait. La distance entre elle et moi était d’à peu près 5 ou 6 mètres, approximativement. Et je me suis rapproché… petit à petit… et à ce moment précis, j’ai ressenti quelque chose se passer en moi. Une grande joie, mais aussi de la peur… tout ça en même temps, en moi. Mais je me suis quand même approché petit à petit. ​La lumière sortait de la statue. Mon cœur battait de plus en plus fort. Je suis resté debout deux minutes et je me suis demandé : « qu’est-ce que c’est ? » et je ne me suis pas dirigé immédiatement vers la statue, car je pensais : « Si je m'approche de la statue, la lumière peut disparaître. »

J'ai regardé encore un certain temps, puis je me suis approché lentement. Et je ressentais quelque chose qui se passait à l'intérieur de mon corps. Et je m'approche de plus en plus et je remarque que du miel coule sur la statue. Elle était couverte de miel… Le liquide sortait et tombait sur le tapis - je suis resté assis pendant cinq minutes à regarder ce phénomène. Malgré tout il y a toujours des doutes, j'ai commencé à regarder la statue de tous les côtés, derrière, en dessous... et le miel coulait. J'ai commencé à pleurer très fort.

 

J’ai pris la statue dans mes mains juste pour voir ce qui se passait. « Est-ce qu’il y a quelque chose qui cloche avec cette statue ? » et comme je n’ai rien trouvé, j’ai posé la statue sur la table en pleurant : « merci Baba. Merci… vous êtes vraiment là. j'ai entendu parler de miracle mais ce que vous êtes en train de me faire voir, c'est extraordinaire, maintenant je suis sûr que vous êtes là. J'étais sûr que vous étiez là, mais ce que vous m'avez donné, ça m'a confirmé que vous êtes ici dans mon cœur, dans ma maison. Je n'avais aucun doute, mais je suis content parce que ma prière a été exaucée, tout ce que je vous ai demandé dans ma prière est là. Je sais que j'ai maintenant un chemin pour aller vers vous, parce qu'il y a beaucoup de gens qui prennent plusieurs chemins. C'est pour ça que je vous ai demandé un signe, pour savoir si ce que je fais avec vous est bien. A présent, j'ai la confirmation que toutes les prières que je fais sont bien et qu'elles vont m'amener chez vous. Cela va m'aider à devenir meilleur, ça va m'aider à tout expliquer à mes amis. Je suis très content. »

Je me suis alors demandé ce qu'il fallait faire. Fallait-il prévenir la famille, oui ou non ? ... Parce que sans ma permission, personne ne rentrait dans la maison. Je faisais le ménage moi-même et je fermais toujours les portes avant de sortir. Finalement, j'ai décidé de dire à Tatie que le miel coulait de la statue. Comme c'est ma tante qui m'a fait connaître toute ça, c'est grâce à elle que j'ai connu toutes ces manifestations, la dévotion que j'avais c'était aussi grâce à elle.

 

Je suis descendu : « Venez voir ce qui se passe dans ma chambre sur la statue de Shirdi. » 

Lorsqu’elles sont arrivées dans la chambre Tatie s'est mise à pleurer très fort : « Regardez, Baba nous donne le Darshan. »

 

Alors, elle a posé un plateau en dessous de la statue de Shirdi Baba et l’Amrita – ce miel, on l’appelle Amrita – a commencé à couler continuellement. »

Toutes les personnes ont commencé à être contentes mais moi je ne me sentais pas bien, je sentais quelque chose de drôle au fond de mon coeur. Donc j’ai dit ça et après je suis parti dans ma chambre, juste pour être un peu au calme. Et eux, ils préparaient tout. Vers 23:00, je suis sorti de ma chambre et mon frère a demandé :

- « La statue qui est dans le petit plateau, il y a de l’Amrita qui en sort. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut qu’on change ce plateau et qu’on mette la statue dans un plus grand plateau, comme ça, plus d’Amrita va couler. »​

- « ce n’est pas une bonne idée. il ne faut rien changer, quelque chose pourrait se passer. »

Mais il a insisté. Comme je le respecte beaucoup je n'ai pas osé dire non. Alors, il l’a changé… Il a transféré le petit plateau dans un grand plateau, complètement, avec la statue. Et tout d’un coup, l’Amrita s’est arrêtée de couler. Elle a arrêté de se manifester depuis la statue. Et maintenant, tout le monde a commencé à avoir peur…

« Demain le premier Suprabhatam et la première procession et cela s'est arrêté. Qu’est-ce que les gens vont dire ? »

 

Et tout le monde a commencé à me demander quoi faire.  J’ai dit : «Je ne sais pas !! c’est pour ça que j’avais dit de ne pas déranger cette statue. Mais vous avez insisté.»

 

Donc, tout ça s’est passé et maintenant il était environ 23h30. »

3ᵉ ÉPISODE DE MANIFESTATIONS - Du miel sort de mon corps

De l’Amrita se mit à couler le soir même sur le corps d’Ajay...

« Tout cela se passait le samedi, qu'allait-on dire aux gens ? Je n'en savais rien.

 Je suis parti dans ma chambre et à cette époque quand je dormais, je mettais juste un short. Donc je n’avais rien d’autre sur le corps à part mon short et je me suis allongé pour dormir. Et j’ai commencé à sentir quelque chose de brûlant qui se passe dans mon corps. Mais je dormais. Et en même temps, je sentais la chaleur qui émanait de mon corps. Je me suis mis debout et je me suis placé devant le miroir. Et je ressens que quelque chose ressemblant à du miel coule de ma tête. De mes oreilles. De mon nez, partout… et le miel transpire à travers toutes les pores de mon corps. Il était environ 1h50 du matin. J’ai commencé à pleurer. Je me suis précipité chez Tatie, qui était dans sa cuisine pour préparer des choses pour demain et faire la vaisselle. 

 

Quand elle m’a vu dans cet état elle a dit :

- « qu’est-ce qui t’es arrivé ?! »

- J’ai répondu : « Qu’est-ce qui m’arrive ?? Regarde ! Qu’est-ce qui m’arrive ? »

- Elle a dit : « Ok, va vite prendre un bain !! »

 

Ça m'agaçait beaucoup, ça coulait par mes oreilles, mon nez, par tout le corps. Donc je suis parti dans la salle de bain et je me suis lavé. Et quand je suis sorti, plus de miel encore ! Donc j’y suis retourné une seconde fois. Encore plus de miel qui sort, bien plus qu’avant. J'ai pris deux bains, mais le phénomène a continué. Je cours et ça se manifeste deux fois plus, je cours pour reprendre un autre bain pour me nettoyer et cela coule de plus en plus de partout sur mon corps. Mon corps transpire, je n'arrive pas à mettre un vêtement. La troisième fois : toujours plus de miel qui coule de mon corps ! Et je ne sais pas quoi faire.

 

J’ai demandé à ma Tatie : « maintenant, que faire ? regarde ce qui se passe avec mon corps. Il y a du miel qui sort de partout.» - Elle m’a couvert avec un châle orange.

 

Et je suis parti dans ma chambre, je me suis assis comme Shirdi Baba. Je ne savais pas mais je me sentais à l’aise dans cette position donc j’ai mis ma jambe sur l’autre jambe et je me suis rappelé de cette personne qui m’avait dit, à l’époque : «Maintenant, tu dois réciter ‘Om Sai Ram’.» - Parce qu’au début, quand les miracles ont commencé, un homme est venu et m’a dit : « tu sais, il faut que tu commences à faire le Japa ‘Om Sai Ram’. » Et là, je me suis rappelé. Alors j’ai pris mon Japamala (rosaire) et j’ai commencé à reciter : ‘Om Sai Ram, Om Sai Ram, Om Sai Ram.’ – très vite. Avec beaucoup de peur. Très vite pour que l'Amrita s'arrête de couler.​

Après une vingtaine de minutes et pour la première fois de ma vie, j’ai vu Bhagawan Shri Sathya Sai Baba, physiquement, dans sa robe blanche.

Il était debout devant moi, souriant. Et il faisait des gestes avec ses mains.

« Je ne sais pas comment Il est rentré dans la chambre, mais quand j'ai ouvert les yeux, j'ai vu Swami devant moi qui souriait. J’avais les yeux ouverts, quand j’ai vu Swami marcher. J'ai essayé de toucher sa robe et ma tante était près de moi, je lui ai dit : « Regarde, Regarde ! Baba est là !!!! » - et pour la première fois de ma vie, aussi, quand j’ai vu Swami, je l’ai direct appelé : « Swami ! » … je n’avais jamais entendu ce nom. Je connaissais : « Baba ».  C’était la première fois que je l’appelais « Swami ».

 

Et j’ai dit à ma Tatie qui était près de moi : 

- « Tatie, regarde, Baba est là !!!!»

- « où ça ?! »

-« juste là ! »

Elle ne le voyait pas. Et ensuite, je lui ai dit : « regarde, en bas, de l’Amrita sort du sol… Et là où l’Amrita sort du sol, il y a les pieds de Swami ! »

 

Et il y avait vraiment de l’Amrita qui sortait du sol. Là où Swami se tenait. Et puis, Swami a pris ma main droite… Il a attrapé mes deux doigts et je me suis mis debout.

Il a marché. Il a lâché ma main et j’ai commencé à marcher comme un bébé...

Et là où il marchait, de l’Amrita sortait du sol. Comme des traces de pas. Et il est parti directement vers la statue de Shirdi Baba.

Et j’ai vu la forme à taille réelle de Swami qui diminuait et qui devenait tout petit. Et une fois qu’il avait rétréci, il s’est approché de la statue de Shirdi Baba et il s’est intégré lui-même dedans. Il s’est fondu dans cette statue de Shirdi Baba. Et à partir de là, l’Amrita a recommencé à couler… une fois de plus.  

 

Je suis retourné à la salle de bain pour prendre un bain… après ça, la coulée d’Amrita sur mon corps s’est arrêtée. C’était vers 2h30 du matin. Je suis retourné dormir. Je me suis couché en pleurant et je me suis endormi en pleurant. Et mon frère est venu vers 4h00 du matin. Ma tante lui a tout expliqué. Il est venu dans ma chambre pour me réveiller et quand je me suis réveillé, j’ai dit à mon frère : « Qui es-tu ? Pourquoi tu es ici ? Comment je m’appelle ? … »

Et j’ai senti quelque chose de très étrange se passer en moi. Pendant quelques instants, j’ai oublié ma maison, ma famille. Et ça m’a pris environ deux heures pour me rappeler de tout. Mais je ressentais quelque chose. Je sentais que lorsque je marchais, mes pieds ne touchaient pas le sol. Et à chaque fois, je pleure ! Je me sens comme s’il manquait quelque chose en moi. Quelque chose quitte mon corps.

Et quand le groupe de Bhajans est venu, ils ont fait le Suprabhatam. Après le Suprabhatam, ils se sont préparés pour le Nagarsankirtan et j’ai vu Swami devant moi, devant tout le monde. Il les accompagne pour le Nagarsankirtan mais j’avais l’impression que Swami me laissait ! Et je dis à ma Tatie : « Baba me laisse ! Baba part ! Swami s’en va loin de moi ! » en pleurant. Et les manifestations ont recommencé à se dérouler sur mon corps, une fois de plus. J’ai pris un pan de tissu et je me suis enveloppé avec. A partir de là, je n’ai plus utilisé mes vêtements. C’était la première fois que je mettais un châle et jusqu’à maintenant, je ne peux porter que ce type de vêtements : j’utilisais déjà ce pan de tissu pour faire mes prières, il n'y avait que ça dans ma petite chambre. Et au moment où le miel coulait sur mon corps, Je n’ai pas trouvé autre chose pour me couvrir. Depuis ce moment-là, il n’y a que ce type de tissu que mon corps supporte.​

Le miel coulait et quand ils sont revenus du Nagarsankirtan, j’ai vu Swami revenir. Et à cette époque, dans la chambre de prières, il n’y avait pas de chaise pour Swami. Mais ce jour-là, une grande transformation s’est passée en moi… J’étais complètement transformé. De l’Amrita coulait depuis le sommet de mon crâne, de partout… et je me suis senti comme connecté avec un autre monde. Quelque chose… je recevais une sorte d’énergie spéciale. Une énergie qui me donne envie seulement de ‘dormir’. Je veux seulement fermer mes yeux et je ne veux voir personne. Je veux être… au calme. Dans un coin.

 

C’était très difficile de retourner au travail après ça. J’ai été obligé d’abandonner le travail, les vêtements, tout. Je me trouve moi-même très ridicule. Quoi faire ? Les gens viennent tous les jours pour poser des questions. Ils disent que Swami ne se manifeste pas sur quelqu'un. Qu'est-ce que je peux leur répondre ?

« Il ne parle pas à travers quelqu'un. Il n'a pas d'intermédiaire. »

« Mais alors ce qui se passe à travers moi.... C’est quoi ça alors ? Ce sont des mauvaises choses, des diables ? »

 

Et je ne savais pas quelle explication donner. Swami était devant moi et j'arrive à toucher sa robe mais impossible d'expliquer aux gens car ils ne me croyaient pas. J'écrivais ce que Swami me disait mais les gens ne me croyaient pas. Les manifestations sur les photos, les gens n'arrivent pas à croire.

 

C’est au-delà de la compréhension de beaucoup de gens. »